Perspectives économiques en Centrafrique


  • On anticipe une stagnation de la croissance économique du Cap-Vert entre 2011 et 2013.
  • Le Cap-Vert se comporte de manière exemplaire sur le plan de la gouvernance de son secteur public, mais la pérennité de sa croissance économique est de plus en plus menacée par des problèmes d’infrastructure.
  • C’est un des seuls pays d’Afrique qui devrait atteindre les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)

En 2011, le programme d’investissements publics (PIP) anticyclique mis en place par l’État a contrebalancé la contraction des investissements privés et préservé un niveau adéquat de développement de l’infrastructure. Pour 2012/13, le scénario de base  envisagé par les autorités prévoit un resserrement de la politique budgétaire conjugué à des mesures monétaires prudentes. La stratégie de développement à moyen terme du Cap-Vert vise à transformer l’économie du pays grâce à la diversification de sa base de production.

L’État déploie actuellement des efforts considérables pour développer des  grappes de croissance : services maritimes et pêche, services financiers et technologies de l’information (TI) et services de transport aérien. Cependant, le développement du pays reste entravé par un certain nombre d’obstacles et de difficultés. Compte tenu de  son insularité, de la fragmentation de son territoire et de la petite taille de sa population, le marché intérieur du Cap-Vert est limité. L’infrastructure est de qualité insuffisante,  ce qui pèse sur sa compétitivité, et l’environnement d’affaires, même s’il est en train de s’améliorer, a besoin de réformes supplémentaires. Le Cap-Vert enregistre également  un creusement des inégalités, notamment entre zones rurales et urbaines. Ce pays est tributaire de ressources financières extérieures, notamment de l’aide au développement et des envois de fonds par sa diaspora, et il est vulnérable aux chocs extérieurs.

Le Cap-Vert doit faire face à un taux de chômage relativement élevé, en particulier parmi les jeunes (qui représentent plus de la moitié de la population active). Le manque d’emplois productifs et d’entrepreneuriat constitue un problème fondamental pour l’avenir à long terme du pays. Par conséquent, la politique budgétaire favorable à la  croissance doit s’accompagner d’améliorations de l’environnement d’affaires et d’un assouplissement des critères d’octroi de crédits de façon à encourager la création  d’emplois. Du côté de la demande, les efforts doivent se concentrer sur la refonte des programmes d’enseignement supérieur et sur le ciblage des programmes de formation, ce qui permettra de réduire l’inadéquation des compétences et les pénuries de maind’oeuvre.








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