Perspectives économiques au Congo

- La croissance devrait être portée en 2012 par le regain d’activité dans la zone industrielle de Brazzaville et la poursuite du programme d’investissements publics.
- Le soutien du FMI a permis de rétablir la stabilité macroéconomique.
- Le taux de chômage est estimé à 16 % au plan national et à 25 % pour les jeunes.
Les perspectives économiques du Congo demeurent favorables pour 2012 et 2013. Elles s’appuient sur l’entrée en production d’au moins la moitié des seize industries en cours d’implantation dans la zone industrielle de Brazzaville et la poursuite du programme d’investissements publics qui prévoit une hausse réelle de 55% des dépenses en capital en 2012. D’importantes réformes ont été engagées dans le cadre de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) mais le principal défi pour le gouvernement est de maintenir le rythme global des réformes. La gouvernance du secteur des industries extractives a été améliorée et un nouveau code des marchés publics a été adopté. Une réforme fiscale a été engagée et un plan d’action global pour améliorer l’environnement des affaires a été adopté en février 2011. Malgré ces avancées, le Congo doit faire face à d’importants défis, notamment la grande dépendance de l’économie au pétrole qui la rend très vulnérable aux chocs exogènes et explique le faible impact de la croissance sur l’emploi.
Le taux de chômage au niveau national est estimé à 16 %. Mais 25 % de la population âgée de 15 à 29 ans est sans emploi et plus de 42 % lorsqu’on inclut les demandeurs d’emploi découragés. Le niveau de chômage élevé des jeunes est le résultat de plusieurs facteurs : la faible qualité du système éducatif et de formation, une politique de garantie de l’emploi dans le secteur public qui a laissé les jeunes avec des compétences inadéquates pour le secteur privé et l’absence générale de culture entrepreneuriale.
A ceci s’ajoute l’insuffisance de la création d’emplois dans le secteur formel du fait de la faible diversification de l’économie et d’un environnement peu favorable au développement du secteur privé.

