Perspectives économiques au Gabon

- Le taux de croissance du PIB réel devrait décélérer en 2012 et 2013.
- Le Gabon devra améliorer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure dans la perspective d’une diminution des réserves pétrolières.
- Le taux de chômage des jeunes est de 30 % contre un taux global de 16 %.
En 2011, l’activité économique a été intense, soutenue par la hausse des investissements publics pour la construction et la réhabilitation des infrastructures routières ainsi que des stades en perspective de la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations de football 2012 organisée par le Gabon et la Guinée Equatoriale. L’année 2012 et dans une certaine mesure l’année 2013 se présenteraient dans un contexte favorable avec notamment : (i) le maintien à un niveau élevé des cours des produits d’exportation du Gabon (pétrole, manganèse, bois) ; (ii) l’optimisation des vieux champs par les compagnies pétrolières ; (iii) l’entrée en activité de la zone économique spéciale Nkok. La situation macroéconomique du pays reste cependant dépendante des cours du pétrole dont les revenus représentent plus de 60 % des recettes de l’Etat et 75 % des exportations. Le Gabon devra améliorer la viabilité budgétaire et la compétitivité extérieure dans la perspective d’une diminution des réserves pétrolières. La gestion économique demeure très volontariste pour hisser le pays au rang des émergents à l’horizon 2035 à la faveur d’une diversification économique et de l’amélioration duclimat des affaires.
Au plan social, les inégalités de revenu et la pauvreté persistent. En ce qui concerne l’emploi, le taux de chômage des jeunes double le taux global. Le gouvernement a initié la mise en place de fonds spécifiques pour soutenir les réformes entreprises par l’Office national de l’emploi ainsi qu’un projet de « E-Emploi » en collaboration avec la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Ces actions devraient être soutenues par la création directe d’emplois à travers des investissements directs étrangers dans les zones économiques spéciales et le secteur minier hors pétrole (manganèse et fer).
