Érythrée
Avec une population estimée à environ 4,9 millions d’habitants en 2007, l’Érythrée est classée au 157e rang de l’indice du développement humain sur les 177 pays étudiés. La situation de pauvreté est accentuée par des sécheresses récurrentes et par les conséquences du conflit avec l’Éthiopie, qui a entraîné le déplacement de paysans et de ménages. Ces sécheresses fréquentes réduisent également les disponibilités en eau pour la consommation humaine et la production animale. L’insécurité alimentaire exacerbe la malnutrition, touchant plus de 40 % des enfants de moins de cinq ans dans certaines régions.
L’Érythrée est tout de même l’un des trois seuls pays subsahariens en bonne voie pour atteindre l’« objectif du Millénaire pour le développement n° 4 » concernant la survie des enfants, et l’un des sept pays ayant réussi à réduire la mortalité infantile de plus de 50 %. Selon l’enquête démographique et sanitaire réalisée en 2003, le taux de mortalité infantile est passé de 72 à 48 décès annuels (pour 1000) et le taux de mortalité chez les moins de cinq ans de 136 à 93 décès (pour 1000) entre 1995 et 2002. En outre, ce pays a réussi à réduire le taux de morbidité total dû au paludisme de plus de 86 % et le taux de mortalité dû au paludisme de plus de 82 % ; il est ainsi l’un des rares pays subsahariens à avoir atteint les objectifs du programme « Faire reculer le paludisme » fixés à Abuja.
La faible productivité agricole s’explique principalement par une grave pénurie de main-d’œuvre, des sécheresses récurrentes et le problème des mines terrestres ; dans ces conditions, le pays reste confronté à une insécurité alimentaire chronique. Les déficits budgétaires structurels continuent à exercer des pressions négatives sur la dette publique, le compte des opérations courantes avec l’extérieur et l’inflation. Le taux d’inflation moyen, qui avait enregistré une baisse sensible en passant de 15,1 % en 2006 à 9,3 % en 2007, a légèrement augmenté selon les estimations, pour atteindre 11 % en 2008, en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires à l’échelle mondiale. L’incertitude liée à la paix et à la sécurité ont également contribué aux faibles taux d’investissement étranger et national. Même si le compte des opérations courantes avec l’extérieur est resté déficitaire, il a enregistré une légère amélioration, passant de 3,7 % du PIB en 2007 à 3 % du PIB, avec un taux d’investissement correspondant à 10,9 % du PIB et une épargne intérieure correspondant à –16 % du PIB. La balance commerciale se serait également améliorée, passant de –27,2 % du PIB en 2007 à –24,6 % du PIB en 2008. Selon l’analyse de viabilité de la dette réalisée en 2007 par le FMI et la Banque mondiale, l’Érythrée présente un risque élevé de surendettement, la plupart de ses indicateurs de dette se situant au-dessus du seuil fixé pour les pays pauvres très endettés (PPTE).
Porfeuille de projets
| Référence | Projet | Statut |
|---|---|---|
| P-ER-A00-001 |
Agriculture Sector Support Programme Sector: Agriculture et agro-industries |
PipelinePIPE |
| P-ER-E00-003 |
Asmara Water Sys Upgrading Sector: Eau et assainissement |
PipelinePIPE |
| P-ER-IAD-001 |
Support to Higher Education Development Sector: Développement humain et social, Education |
LendingLEND |
| P-ER-IAZ-001 |
Appui au développement du secteur de l’éducation Sector: Développement humain et social, Education |
En coursOnGo |
| P-ER-KZ0-001 |
Emergency Reconstruction Program Sector: Gouvernance économique et financière |
En coursOnGo |
Carte régionale d'Érythrée
Politique de développement
La politique de ce pays vise une croissance rapide, accessibles à tous, équilibrée entre les secteurs et régions avec une stabilité macroéconomique et une réduction durable de la pauvreté. L’Érythrée étant toujours en mode d’urgence avec une concentration sur le court terme, elle n’a pas encore élaboré de stratégie de développement pour le moyen et long terme afin d’éliminer la pauvreté et d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Parmi les secteurs prioritaires pour le gouvernement, figurent notamment la sécurité alimentaire et le développement de cultures industrielles, ainsi que le développement d’infrastructures physiques et sociales et du capital humain. Le cadre réglementaire national actuel guidant la réaction du gouvernement face au problème de la sécurité alimentaire est la Stratégie pour la sécurité alimentaire, dont l’objectif est de produire « des denrées alimentaires en quantité suffisante et de qualité acceptable, accessibles à tous à un prix abordable, en tout temps et en tout lieu à travers le pays ».
Programme du Groupe de la Banque Africaine de Développement
Le Groupe de la Banque a commencé ses interventions en Érythrée en 1995 et, depuis, a approuvé neuf opérations, dont sept projets et deux études. De manière générale, ces opérations visent à aider le pays à s’attaquer à ses difficultés dans les domaines de la reconstruction et de la réduction de la pauvreté. La dernière stratégie, matérialisée par le document de stratégie pays1 de 2002-2004 approuvé par le Conseil en 2004, avait pour objectif de soutenir la reconstruction et la réhabilitation post-conflit pour favoriser un développement et une réduction de la pauvreté durables, axés sur la valorisation des ressources humaines. La stratégie a été mise en œuvre pendant de 2004 à 2006. Le gouvernement n’est pas arrivé à marquer son accord sur le document de stratégie pays intérimaire dans le cadre du FAD-X ; en conséquence, le pays a perdu son allocation d’environ 14,3 millions d’UC au titre de cette reconstitution. En revanche, des discussions sont en cours sur le cadre stratégique devant lui permettre d’utiliser son allocation du titre du FAD-XI, qui se chiffre à 13, 3 millions UC.
En juillet 2008, les engagements cumulés du Groupe de la Banque (hors annulations) s’élevaient à 76,5 millions UC, dont 68,7 millions UC provenant des ressources du FAD et 7,8 millions UC, des ressources du FAT. À l’heure actuelle, un seul projet est en cours : le programme de soutien au secteur de l’éducation – ESDP- (18,6 millions UC) ; mais sa mise en œuvre a été ralentie par l’absence de progrès dans la réalisation des travaux de construction, suite à la suspension des activités de construction du secteur privé depuis 2006. De ce fait, le décaissement sur le programme reste plutôt faible ? À fin juillet 2008, il s’établissait à 61,1 millions UC, soit environ 80 % des engagements nets cumulés.
Contacts
Mme Diarietou Gaye
Directeur, Département Régional Est 2
Opérations, Programmes Pays, Régionaux & Politiques
Banque africaine de développement
Agence temporaire de relocalisation (ATR)
15 Avenue du Ghana
BP 323-1002 Tunis-Belvédère, Tunisie
Tél. : (216) 7110-2400/ 7110-2040
Fax : (216) 7110-3746
Localisation
Informations Clès
| Capitale: | Asmara |
| Superficie: | 118.000 Km² |
| Population 2008: | 5,0 Millions |
| Urbaine 2008: | 20,82% |
| Féminine 2008: | 50,88% |
| PIB 2008: | 1,5 Milliards $US |
| GNI par habitant 2007: | 230 $US |
| Taux d’inflation 2008: | 25,23% |
| Taux de natalité (par 1000) 2008: | 38,52% |
| Indice de développement humain (de 0 à 1) 2006: | 0,442 |
| Date d’adhésion à la BAD: | 13/05/1994 |
| Approbations cumulatives (1967-2008): | 78,8 Millions UC |
| Drapeau: |


