Perspectives économiques en Ethiopie
- En 2011, la croissance vigoureuse enregistrée ces dernières années par l’Éthiopie s’est poursuivie, mais elle risque de fléchir légèrement en 2012 et 2013.
- Le plan quinquennal de transformation et de croissance (Growth and Transformation Plan - GTP) devrait encourager une croissance forte et inclusive.
- À ce jour, la croissance n’a pas permis de créer des opportunités d’emplois adéquates pour les jeunes.
En 2011, l’économie éthiopienne est restée sur la trajectoire de croissance vigoureuse des six années précédentes. Cette expansion résulte des bonnes performances de diverses activités, bien que les services et les industries manufacturières progressent plus rapidement que les autres secteurs. Cette dynamique devrait perdurer en 2012 et 2013. Le plan quinquennal de transformation et de croissance de l’Éthiopie (Growth and Transformation Plan – GTP), qui couvre la période 2010/11-2014/15, est axé sur la mutation de l’agriculture et sur le développement industriel, qui sont deux grands moteurs de la croissance. En 2010/11, la gestion macroéconomique s’est révélée très difficile, comme en témoigne le rebond de l’inflation, imputable à plusieurs facteurs endogènes et exogènes : laxisme monétaire, renchérissement des intrants importés, sécheresse, dysfonctionnement du marché intérieur et problèmes d’offre, notamment.
Mais l’inflation courante s’explique avant tout par la flambée des prix alimentaires. Elle devrait toutefois refluer nettement en 2013. Le gouvernement continue de mettre en oeuvre une politique budgétaire prudente, qui vise à mobiliser les recettes du pays et à réduire les emprunts intérieurs. Cette politique a permis d’améliorer l’état des finances publiques en 2011. Cependant, le déficit devrait se creuser sur la période durant laquelle le GTP sera déployé. La balance des paiements s’est, elle aussi, améliorée en 2010/11, grâce à un important essor des exportations ainsi qu’à la hausse des transferts privés et des financements externes.
L’Éthiopie a considérablement progressé sur la voie du développement social et humain. Elle est l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne à enregistrer des avancées rapides vers les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), mais le chômage des jeunes y reste un problème majeur. À 27 %, il est plus élevé que pour toutes les autres tranches d’âge.


