Kenya

La crise post-électorale qu'a connue le Kenya au début de l'année 2008 a terni l'image de stabilité du pays et perturbé les liaisons commerciales avec ses voisins. Un accord national a été conclu et une grande coalition gouvernementale a prêté serment le 17 avril 2008 en présence du Président Mwai Kibaki avec à ses côtés le Premier ministre Raila Odinga. Un nouveau cabinet a également été constitué.

Le Président et le Premier ministre se sont rendus dans l'ensemble du pays pour lancer un appel à la paix et à la réconciliation, tandis que des conférences d'investisseurs ont été prévues ou organisées à Londres, à Berlin et aux États-Unis dans un effort visant à restaurer la confiance au Kenya en tant que destination propice aux investisseurs.

Porfeuille de projets

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Référence Projet Statut
P-KE-AAE-003 Livestock Disease Zones Infrastructure Support Project
Sector: Agriculture et agro-industries
LendingLEND
P-KE-E00-007 Small Towns Water Supply & Waste
Sector: Eau et assainissement
ApprouvéAPVD
P-KE-AAA-002 Restoration of Farm Infrastructure and Rural Livelihoods
Sector: Agriculture et agro-industries
En coursOnGo
P-KE-EAZ-002 Integrated Land & Water Management
Sector: Eau et assainissement
ApprouvéAPVD
P-KE-FA0-003 Mombassa Nairobi Transmission Line Project
Sector: Energie
ApprouvéAPVD

Carte régionale du Kenya

Le succès de la privatisation partielle de l'entreprise parapublique de télécommunications Safari COM (770 millions d'USD), la plus importante à ce jour au Kenya, a attiré des offres non négligeables de l'étranger. Cet intérêt porté à l’opération est de bon augure pour les efforts déployé par le Kenya pour inverser le sentiment négatif suscité par la récente crise.

La prévision de croissance du PIB réel est de l'ordre de 4 % en 2008, soit une baisse par rapport à l'estimation de 6,5 % avancée pour 2007. Ceci est dû à la perturbation de la libre circulation des biens, de la main-d'œuvre et des services, qui a marqué les deux premiers mois de l'année. Le tourisme a été le plus affecté, le nombre des visiteurs baissant d'environ 10 % par rapport aux arrivées attendues. Le secteur manufacturier et l'agriculture sont également en baisse. À la suite du règlement politique, l'activité économique est revenue à la normale. Le tourisme pourrait mettre plus de temps à se redresser et le déplacement d'environ 300 000 personnes (y compris les travailleurs agricoles) continuera de handicaper l'agriculture. Globalement, la croissance pourrait être plus élevée qu'il n'était prévu car les grandes pluies (de la mi-mars à juin) paraissent avoir été favorables.

Sur le front budgétaire, la pression en faveur d'un supplément de dépenses s'intensifiera dans le but de financer la reconstruction, la réinstallation des personnes déplacées, les dépenses liées à l'importante taille du gouvernement de coalition nationale et les commissions nouvellement créées. Le gouvernement a estimé le coût de la reconstruction et des mesures connexes à 31,5 milliards de shillings kenyans (environ 500 millions d'USD). Toutefois, les objectifs budgétaires en matière de perception des recettes ont été atteints en janvier (34 milliards de KSh). La vente de Telkom Kenya en décembre (25 milliards de KSh) et l'introduction en bourse de Safari COM devrait se traduire par des recettes substantielles. Le gouvernement cherche des sources de financement supplémentaires auprès des donateurs. Les partenaires au développement évaluent les besoins préalablement à la détermination de la nature de leurs interventions.

Entretemps, l'inflation, en hausse, a atteint en mars 2008 le taux de 21,8 % à mesure que les perturbations venaient s'ajouter aux tensions déjà constatées sur les prix alimentaires et pétroliers. Les perspectives demeurent positives, dans la mesure où les réformes économiques continueront d'orienter les politiques. La reconstruction est la grande priorité à court terme. Une enveloppe budgétaire de redressement de l'économie, la Stratégie de reconstruction nationale et de redressement économique et social d'urgence, est en place. Il est prévu des conférences d'investisseurs, une réunion du groupe consultatif, un plan à moyen terme, des révisions de la Vision 2030 et une Stratégie conjointe d'assistance au Kenya (KJAS). La priorité sera donnée à la reconstruction, à l'approfondissement des réformes structurelles et de la gouvernance, à l'amélioration de l'infrastructure, à la réduction de l'inégalité des revenus, ainsi qu'à la création d'emplois. Les perspectives positives pour 2008 dépendront d’un certain nombre de facteurs, dont le plus important est le succès soutenu de la grande coalition gouvernementale.

La stratégie 2005-2007 du Groupe de la Banque au Kenya a pris fin en décembre 2007 et une stratégie intérimaire a été proposée par le Groupe de la Banque en 2008. Les progrès de la stratégie ont été retardés par l'agitation politique au Kenya.

Entretemps, la stratégie intérimaire du Groupe de la Banque sera sous-tendue par son appui à travers l'allocation de 295,70 millions d'UC du Fonds africain de développement (FAD-XI, 2008-2010) au profit de divers programmes. Parmi ceux-ci figurent la réhabilitation et la reconstruction, un programme énergétique, l'appui au secteur des ponts et chaussées ainsi que l'appui au système de transport de Nairobi. Le financement concernera également l'approvisionnement en eau et l'assainissement en milieu rural, la technologie, l'enseignement et la formation professionnels, ainsi que la gestion intégrée des ressources foncières et des ressources en eau.

Entretemps, le guichet secteur privé de la Banque a deux projets en cours. Il s'agit du projet de développement GOWE (Growth-Oriented Women Enterprise, ou Entreprises féminines à fort potentiel de croissance) pour un montant de 11,58 millions d'USD, et du projet EASSy (East African Submarine Cable System, ou Système de câble sous-marin est-africain) pour un montant de 14,5 millions d'USD. Quatre projets totalisant 25 millions d'USD et comportant des lignes de crédit aux institutions financières locales ont été achevés. Plusieurs projets du secteur privé sont en cours de préparation pour 2008/2009.

Afin d'appuyer son travail d'analyse au Kenya, la Banque, conjointement avec le DFID, finance la publication de « Kenya: Policies for Prosperity ». Cet ouvrage sera rédigé par Christopher Adam (Oxford), Paul Collier (Oxford) et Njuguna Ndung’u (Gouverneur de la Banque centrale du Kenya). Des membres du personnel de la Banque contribueront à la rédaction du livre.

Contacts

Bureau national du Kenya

African Development Bank Group
Kenya Country Office (KEFO)
12th FLOOR, LANDMARK PLAZA
Argwings Kodhek Road, Upper Hill
Nairobi, Kenya

Tel: +254 20 2712925/6/8  Ext. 6230-6259
Fax: +254 20 2712938

Contact
Mrs. Domina Buzingo, Resident Representative


Mme Diarietou Gaye

Directeur,  Département  Régional Est 2
Opérations, Programmes Pays, Régionaux & Politiques
Banque africaine de développement
Agence temporaire de relocalisation (ATR)
15 Avenue du Ghana
BP 323-1002 Tunis-Belvédère, Tunisie
Tél. : (216) 7110-2400/ 7110-2040
Fax : (216) 7110-3746








Informations Clès

Capitale: Nairobi
Superficie: 580.000 Km²
Population 2008: 38,5 Millions
Urbaine 2008: 21,49%
Féminine 2008: 50,15%
PIB 2008: 41,9 Milliards $US
GNI par habitant 2007: 680 $US
Taux d’inflation 2008: 10,13%
Taux de natalité (par 1000) 2008: 38,60%
Indice de développement humain (de 0 à 1) 2006: 0,532
Date d’adhésion à la BAD: 10/09/1964
Approbations cumulatives (1967-2008): 997,4 Millions UC
Drapeau:

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