Perspectives économiques au Kenya

  • La croissance du PIB réel a été de 5.3 % en 2014 ; les estimations pour 2015 et les prévisions pour 2016 et 2017 tablent sur une expansion économique de 5.5 %, 6.0 % et 6.4 % respectivement.
  • En 2014 et 2015, l’économie a bénéficié d’un environnement macroéconomique stable, avec une inflation à un seul chiffre, en dépit d’une dépréciation de 10 % de la monnaie en 2015. Sur la même période, la vie politique a été dominée par des appels à réformer la Constitution afin d’augmenter les finances des 47 administrations des comtés.
  • Dans le futur proche, le Kenya devrait connaître une urbanisation rapide.

En 2014, la croissance du PIB, à 5.3 %, est restée solide. L’expansion de l’activité manufacturière, des secteurs de la construction, des finances, des assurances, des technologies de l’information et de la communication ainsi que du commerce de gros et de détail a consolidé le PIB. Même si l’économie a ralenti durant le premier semestre 2015, on estime qu’en fin d’année la croissance devrait atteindre 5.5 %. Comme le montre le tableau ci-dessous, les perspectives de croissance du PIB global sont de 6.0 % pour 2016 et de 6.4 % pour 2017. Les prévisions d’inflation, mesurées par l’indice des prix à la consommation (IPC), restent stables à environ 6.0 % sur la même période. Les prévisions de croissance positive à court ou moyen terme se fondent sur les hypothèses suivantes : augmentation de la pluviométrie ; renforcement de la production agricole ; stabilité de l’environnement macroéconomique et du shilling kenyan (KES) ; maintien de la baisse du cours mondial du pétrole ; amélioration de la sécurité qui stimulera le tourisme ; et réformes en matière de gouvernance et de justice.

En 2015, deux événements ont principalement animé la vie politique du pays : l’appel du parti d’opposition, la Coalition pour la réforme et la démocratie (Coalition for Reforms and Democracy - CORD) à réformer la Constitution et la demande formulée par les comtés pour une hausse des transferts financiers de l’État à 45 % contre 15 % actuellement.