Perspectives économiques au Kenya

- L’économie du Kenya a enregistré une croissance modeste en 2011, qui devrait s’accélérer légèrement en 2012 et 2013.
- En 2011, le pays a connu une forte dépréciation de sa monnaie et une inflation rapide, mais tant la monnaie que l’inflation devraient se stabiliser au cours des deux prochaines années.
- Le chômage des jeunes représente 70 % du chômage total.
En 2011, l’économie du Kenya a enregistré une croissance modeste, essentiellement tirée par l’intermédiation financière, le tourisme, le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) et l’agriculture. Selon les projections, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait progresser modestement en 2012 et 2013. En 2011, elle a été freinée par un environnement économique instable caractérisé par une poussée de l’inflation, la dépréciation du taux de change et le poids de la facture énergétique. Les précipitations limitées au premier semestre 2011 ont comprimé la production alimentaire agrégée, ce qui a contribué de manière significative à l’accélération de l’inflation. Les tensions inflationnistes observées en 2011, ainsi que la dépréciation du schilling kenyan (KES), peuvent en partie être imputées à la décision de la Banque centrale du Kenya (Central Bank of Kenya) d’abaisser son taux des prises en pension de 7 à 6 % en décembre 2010, dans l’espoir de relancer l’activité de prêt et de stimuler la croissance. Cependant, l’augmentation de la demande de consommation a propulsé les prix à la hausse et pesé sur le shilling kenyan, la demande d’importations ayant progressé de manière non négligeable. Selon les projections, le pays devrait renouer avec une inflation à un seul chiffre en 2012 et 2013, à la faveur de l’amélioration de la production alimentaire et de la stabilisation des prix des carburants. L’année 2011 a été marquée par l’adoption d’une législation visant à faire appliquer la nouvelle Constitution, ainsi que par la comparution de six citoyens kenyans devant la Cour pénale internationale, tandis que les partis politiques commençaient à se préparer pour les élections prévues en 2012.
Le chômage des jeunes constitue un problème de plus en plus aigu au Kenya, où il représente 70 % du chômage total. Le fonds pour l’emploi des jeunes (Youth Enterprise Development Fund), la principale agence intervenant dans ce domaine, existe depuis cinq ans. Ce fonds a notamment décaissé près de 6 milliards KES au profit de quelque 157 538 projets de création d’entreprises par des jeunes, a organisé des salons professionnels, construit des éléments d’infrastructure simples et commencé à préfinancer la formation à l’intention des jeunes. Il sera étendu dans les années à venir afin de faire progresser l’emploi des jeunes.

