Soudan

Avec 2,5 millions km2, le Soudan est le plus grand pays d’Afrique. Sa population était estimée à 38,6 millions en 2007. Il partage des frontières avec neuf autres pays et sa diversité culturelle, ethnique et religieuse reflète celle de la région qui l’entoure. L’arabe, la langue officielle, est parlée par près de 60 % de la population. Le Soudan est le théâtre d’un des conflits les plus longs de l’histoire de l’Afrique, qui a débuté au moment de son accession à l’indépendance en 1956, et au cœur duquel se trouvaient la pauvreté, les inégalités et disparités régionales et la compétition pour des ressources naturelles rares. C’est la signature de l’Accord de paix global (APG) en janvier 2005 qui a mis fin à deux décennies d'hostilités entre le Nord et le Sud. L’APG a ouvert la voie à la constitution du gouvernement d'unité nationale (GUN) et du gouvernement du Sud-Soudan (GSS) formant ensemble un système confédéral de gouvernance conformément à l'adage « Un pays, deux systèmes ». L’APG est fondé sur un projet de partage des richesses et du pouvoir qui favorise l'égalité, garantit les droits politiques et les libertés civiles, vise à prévenir des monopoles politique ou économique et propose un système réformé et élaboré de gouvernance au sein duquel tous les Soudanais sont égaux. Sur le plan administratif, le Nord est constitué de 16 États, dont les trois États du Darfour. Le Sud est quant à lui constitué de 10 États.

Porfeuille de projets

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Référence Projet Statut
P-SD-KA0-001 Capacity Building for Poverty Reduction and Good Governance
Sector: Gouvernance économique et financière
En coursOnGo
P-SD-AAZ-004 Aide d’urgence pour arrêter la propagation de la grippe aviaire
Sector: Agriculture et agro-industries
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Carte régionale du Soudan

 

Près de trois ans et demi après la signature de l’Accord, le pays n’opère que lentement la transition de la résolution du conflit vers la poursuite d’un développement visant la réduction de la pauvreté. Des défis importants demeurent sur les plans politique, économique et social, notamment la résolution du conflit au Darfour et dans d’autres régions considérées comme revêtant une importance centrale pour l’amélioration de la sécurité et de la situation humanitaire, le succès des efforts de redressement et développement dans l’ensemble du pays. En dépit d’une une croissance soutenue du PIB réel qui se poursuit, la pauvreté reste largement généralisée et profonde et les inégalités semblent s’aggraver. Bien que de nombreux efforts aient été déployés pour mettre en place des institutions et développer des capacités en vue d’accélérer la distribution des dividendes de la paix, cette paix peine à se traduire en réduction tangible de la pauvreté. Selon l’Indice du développement humain de 2005, le Soudan se classe à la 147e place sur 177 pays. Les inégalités entre les sexes en termes de salaires, d’emplois et de prises de décision reste un motif de préoccupation. Concernant l’école primaire, le taux de scolarisation moyen à l’échelle nationale, par exemple, est de 58 % mais il chute à moins de 20 % dans plusieurs régions du pays. Le taux de mortalité infantile moyen, qui s’élevait à 105 pour 1000 naissances vivantes en 2000, masque les disparités régionales, en particulier dans les zones touchées par la guerre, au Darfour ou ailleurs. Le Soudan compte plus de 4 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Le taux de mortalité maternelle s’élève à 1107 décès pour 100 000 naissances vivantes, le Sud-Soudan affichant le taux le plus élevé du monde (2037 décès pour 100 000 naissances vivantes). Des élections nationales sont prévues en 2009 et le référendum programmé en 2011 sur l’autodétermination du Sud-Soudan, ainsi que la poursuite des efforts de paix au Darfour permettent toujours d’espérer que le Soudan parviendra à conserver une paix durable et à soutenir le développement humain.

Le Soudan est théoriquement un des États africains les plus économiquement viables, disposant de ressources en pétrole, en eau et en minéraux. La performance de l’économie à l’échelle macro est impressionnante ; dopée par les exportations de pétrole et les investissements directs étrangers, elle affiche aujourd’hui une croissance annuelle de 6 à 8 %. Mais cette dernière n’est pas assez généralisée pour venir à bout de la pauvreté et réduire les disparités régionales, en particulier dans le Sud-Soudan où 90 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. L’accroissement de la production de pétrole a cependant également entraîné dans son sillage des problèmes de gestion macroéconomique, comme par exemple l’augmentation des déséquilibres internes et externes. Elle a également eu l’inconvénient de détourner l’attention des secteurs non pétroliers. La mise en œuvre de l’APG a aussi nécessité de nouvelles dépenses, qui ont pesé sur le déficit budgétaire. L’économie risque fortement la surchauffe en raison de stimulants budgétaires trop généreux et de la montée des prix. La gestion des finances publiques constitue également un enjeu à tous les niveaux gouvernementaux, en particulier au niveau de l’État et au niveau local. Le gouvernement prend actuellement des mesures visant à améliorer cette gestion et accroître la transparence. En raison de l’augmentation du prix des produits alimentaires mondiaux, on s’attend à ce que le taux d’inflation monte à deux chiffres, passant ainsi de 7 % en 2007 à 16 % en 2008. Un certain nombre de mesures de politique à court terme ont été mises en œuvre afin de réduire cette inflation, notamment la suppression des droits de douane sur les produits importés et des commissions administratives sur les céréales. Le prix intérieurs des combustibles reste bien en dessous des prix mondiaux en raison de l’absence de révision des prix intérieurs ces deux dernières années. Les autorités se sont également efforcées de réagir à la chute des réserves et à la dépréciation du taux de change. Le Soudan souffre des effets négatifs du surendettement, la plupart de ses ratios d’endettement demeurant inférieurs aux seuils indicatifs de soutenabilité. Bien que le Soudan attire des IDE et des flux de capitaux privés, son accès aux prêts concessionnels reste très limité, principalement à cause de ses arriérés envers ses principaux créanciers, y compris la Banque.

Le Soudan et la communauté internationale

Dans les années 1970 et 1980, le Soudan était un des plus importants bénéficiaires de l’aide au développement, qui a atteint près de 1,9 milliard de dollars en 1985. Depuis le début des années 1990, lorsque le pays a commencé à accumuler des arriérés, de nombreux donateurs ont suspendu leur aide financière. L’aide des donateurs chutant pour atteindre 50 millions de dollars EU à la fin des années 1990, la communauté internationale a pris une direction complètement différente pour diriger son assistance vers les actions humanitaires. En septembre 2001, l’ONU a levé les sanctions imposées au Soudan, suite à la ratification par le pays des conventions anti-terroristes pertinentes. Lors de la conférence des donateurs du Soudan qui s’est tenue à Oslo en avril 2005, la communauté internationale a promis des concours d’un montant de 4,6 milliards de dollars pour la période 2005-2007 sur la base du cadre défini par la Mission d’évaluation conjointe (MEC). La troisième réunion du Consortium Soudan s’est réunie à Oslo les 6 et 7 mai 2008 afin d’examiner l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’APG et les engagements de la MEC pour la première phase (2005-2007) par le biais du Fonds fiduciaire multidonateurs, et de convenir des priorités pour 2008-2011.

Initiatives de la BAD

Le Groupe de la Banque a commencé ses opérations de prêt au Soudan en 1971. À ce jour, la Banque a approuvé 32 opérations pour un montant cumulé net d’annulations de 291,5 millions d’UC. La Banque a suspendu ses opérations de prêt au Soudan en 1993, pour cause d’arriérés, de sorte que ses interventions dans le pays restent limitées. Le dernier Document de dialogue pays (DDP) à avoir été approuvé par les Conseils du Groupe de la BAD fut celui pour la période 2006-2007, approuvé en juillet 2006. Il visait à stabiliser les arriérés envers le Groupe de la Banque en aidant le pays à les régler par le biais d’efforts concertés impliquant l’ensemble des créanciers, à restaurer la soutenabilité de sa dette extérieure et à préparer le terrain pour la reprise d’opérations normales. La seule opération en cours, qui a été approuvée dans le cadre de ce DDP, est le projet de renforcement des capacités institutionnelles pour la réduction de la pauvreté et la bonne gouvernance, soit un don de 9,62 millions d’UC (14,53 millions de dollars) approuvé le 7 février 2007. À l’heure actuelle, les arriérés du pays envers la Banque s’élèvent à 142,2 millions d’UC. La Banque mettra à jour le Document de dialogue pays début 2009, dans lequel elle essaiera aussi de définir un cadre de règlement des arriérés, qui ferait l’objet de discussion et d’accord avec le gouvernement.

Parmi les activités autres que de prêt en cours au Soudan, on peut citer l’aide d’urgence pour lutter contre la grippe aviaire approuvée en juin 2006, l’assistance technique au ministère des Finances et au Centre sud-soudanais pour le recensement, la statistique et l’évaluation financée par le Fonds nordique pour la gouvernance. La Banque offre également un appui technique au GSS dans le domaine de la gestion des finances publiques, en se concentrant en particulier sur les questions d’harmonisation fiscale. La Banque était également partie prenante de la Mission d’évaluation conjointe au Darfour et a partagé la direction de l’équipe principale avec la Banque mondiale et l’ONU. La situation sécuritaire au Darfour a affecté le déroulement de la mission. Les équipes d’évaluation n’ont pas pu accéder à de vastes régions du Darfour, ni tenir de larges consultations avec la population du Darfour. La finalisation du processus et la tenue conférence d’annonces de contributions en septembre/octobre 2006, qui figuraient dans la programmation initiale de la Mission d’évaluation conjointe au Darfour, ne se sont pas réalisées.

 

Contacts

Bureau national de Soudan

Higleig Petroleum Tower
7th Floor
Plot 499
Square 65, East-Second
Khartoum, Sudan

Tel: +249 922 735 071
Ext. 6860-6890

E-mail: afdb@afdb.org


Mme Diarietou Gaye
Directeur,  Département  Régional Est 2
Opérations, Programmes Pays, Régionaux & Politiques
Banque africaine de développement
Agence temporaire de relocalisation (ATR)
15 Avenue du Ghana
BP 323-1002 Tunis-Belvédère, Tunisie
Tél. : (216) 7110-2400/ 7110-2040
Fax : (216) 7110-3746








Informations Clès

Capitale: Khartoum
Superficie: 2.506.000 Km²
Population 2008: 39,4 Millions
Urbaine 2008: 43,48%
Féminine 2008: 49,64%
PIB 2008: 54,3 Milliards $US
GNI par habitant 2007: 960 $US
Taux d’inflation 2008: 6,48%
Taux de natalité (par 1000) 2008: 31,00%
Indice de développement humain (de 0 à 1) 2006: 0,526
Date d’adhésion à la BAD: 10/09/1964
Approbations cumulatives (1967-2008): 360,8 Millions UC
Drapeau:

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