Perspectives économiques en Ouganda

- En 2011, l’économie de l’Ouganda a enregistré un ralentissement perceptible, mais, selon les projections, la croissance du PIB réel devrait s’accélérer en 2012 et 2013.
- Le bond des prix à la consommation, les goulets d’étranglement de l’infrastructure et certains facteurs sociopolitiques continuent de faire obstacle à la croissance.
- Le chômage des jeunes a été estimé à 4.3 %, ce qui est supérieur à la moyenne pour l’ensemble de la population active, qui ressort à 3.8 %.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ouganda devrait s’améliorer en 2012, essentiellement en raison des perspectives favorables du secteur pétrolier.
Pour autant, il faudra que les autorités soient en mesure de remédier aux importants goulets d’étranglement de l’infrastructure, en particulier dans le secteur de l’énergie, et d’atténuer divers facteurs de risque, dont ceux liés au changement climatique. Les tensions inflationnistes devraient s’atténuer progressivement en 2012 et en 2013, tant du fait du recul des prix mondiaux de l’alimentation et des carburants que de l’impact de la politique de rigueur monétaire engagée par la banque centrale (Bank of Uganda). Les pouvoirs publics devraient endiguer la progression des dépenses, mais le tassement de l’activité économique a comprimé les recettes collectées, ce qui annulera probablement toute amélioration du solde budgétaire. Sur le front extérieur, le déficit du compte courant devrait se détériorer en 2012 et 2013 car la croissance des importations s’accélérera alors que les exportations souffriront du ralentissement économique mondial.
L’Ouganda est l’un des pays d’Afrique dont la population est la plus jeune et affiche la croissance la plus rapide. Il doit donc procurer des emplois de bonne qualité à tous ces jeunes. En 2009/10, on a estimé que le pays comptait 5.9 millions de personnes de 15 à 24 ans, soit 19.3 % de la population. Au sens strict, le chômage des jeunes a été estimé à 4.3 %, ce qui est supérieur au chiffre mesuré pour l’ensemble de la population active, lequel s’établit à 3.8 %. Les tendances du sous-emploi et du chômage des jeunes en Ouganda s’expliquent par divers facteurs, dont le manque d’employabilité, un accès limité aux ressources techniques et financières, un système éducatif qui néglige la formation professionnelle et un décalage entre les compétences et les besoins sur le marché du travail.

