Perspectives économiques en Ouganda

  • En Ouganda, l’économie a continué de s’améliorer en 2015, malgré des chocs externes. L’industrie, les services et les investissements dans l’infrastructure publique devraient permettre à la croissance du PIB en volume d’atteindre 5.1 % en 2016 et 5.8 % en 2017.
  • La maîtrise de l’inflation et la croissance restent les deux principaux objectifs de la politique économique de l’Ouganda, qui entend y parvenir grâce à la stabilité du taux de change et à l’optimisation de la mobilisation des ressources intérieures.
  • Le pays progresse dans sa lutte contre la pauvreté et contre les inégalités entre hommes et femmes, ainsi que dans la promotion de l’autonomisation des femmes.

Les perspectives économiques de l’Ouganda sont favorables. La croissance du PIB en volume devrait atteindre 5.1 % en 2016, contre 5.3 % en 2015, et 4.7 % en 2014, à condition toutefois que le gouvernement parvienne à maintenir la stabilité macroéconomique et à endiguer la corruption. Les solides performances de l’industrie et des services, ainsi que les investissements dans l’infrastructure publique et dans d’autres secteurs prioritaires, seront les principaux moteurs de la croissance. Les grands projets d’infrastructure stimuleront les activités manufacturières, ainsi que les services, en particulier le tourisme. La croissance bénéficiera également de la hausse de la consommation privée. L’expansion du crédit (hausse de 16 % en février 2015, soit plus du double de l’année précédente) dynamisera la consommation, et la consommation publique progressera à l’approche des élections. Les investissements dans le secteur de l’énergie favoriseront eux aussi la croissance, même si celle-ci s’est tassée l’année dernière sous l’effet de l’effondrement des cours du pétrole. La concession de licences d’exploration pétrolière dans le bassin Albertine attirera les investissements directs étrangers dont le pays a cruellement besoin.

L’indice de développement humain (IDH) de l’Ouganda s’est légèrement amélioré en 2014, à 0.483 (contre 0.478 en 2013), mais il reste inférieur à la moyenne des pays les moins avancés dans le monde (0.502) et à celle de l’Afrique subsaharienne (0.518). De plus, en raison d’un manque de financements, le pays a cessé d’avancer en direction des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la santé et à l’éducation. On observe néanmoins des progrès significatifs dans l’accès aux traitements antirétroviraux, dans la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et dans la prévalence du paludisme, dont le taux est passé de 43 % en 2009 à 19 % en 2014. La pauvreté a reculé dans toutes les régions à l’exception de celle de l’Est, où elle a augmenté entre 2009/10 et 2012/13. Même si le taux de pauvreté s’est sensiblement réduit dans la région du Nord (de 60.7 % en 2005/06 à 43.7 % en 2012/13), il demeure plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale. L’égalité entre hommes et femmes et l’autonomisation des femmes continuent de s’améliorer en Ouganda. Néanmoins, les femmes subissent toujours une discrimination, en particulier dans l’accès aux opportunités économiques et à la propriété de biens