L’Algérie et la BAD

Depuis le démarrage de ses opérations en Algérie, en 1971, le Groupe de la Banque a  approuvé quarante (40) opérations, pour un montant total cumulé de près de 2,1 milliards d’UC*.

Le secteur des infrastructures (transports, eau et assainissement, énergie) est en pole position (43 % des approbations), loin devant les programmes d’appui aux réformes (22 %), talonnés par le secteur financier et l’industrie (20 %). Suivent l’agriculture (11 %) et l’éducation (4 %). En 2006, l’Algérie a procédé au remboursement anticipé de sa dette auprès des bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux et décidé également de surseoir à tout recours à l’emprunt extérieur. Depuis, l’assistance de la BAD à l’Algérie ne porte plus que sur des opérations d’assistance technique, dont le montant cumulé s’élevait à 2,83 millions d’UC au 31 octobre 2012.

La nouvelle orientation de la coopération de la Banque avec l’Algérie, définie dans la Note de dialogue pays 2011-2012, se focalise sur trois domaines d’intervention :

  • le renforcement des capacités de l’administration publique ;
  • le développement du secteur privé ;
  • l’intégration régionale.

Au plan économique, l’Algérie a enregistré une croissance moyenne estimée à 3,8 % durant la période 2002-2011. Les projections tablent sur un taux de 3,1 %  en 2012 et 3,4 % en 2013.

La croissance est tirée par :

  • un important programme d’investissements publics, d’un montant de 286 milliards de dollars EU sur la période 2010-2014 ;
  • une demande intérieure soutenue par d’importants revenus pétroliers, dans un contexte de bonne tenue des cours des hydrocarbures. En 2011, le secteur des hydrocarbures générait toujours 98 % des recettes d’exportations du pays, 70 % de ses recettes budgétaires  et 36,7 % de son PIB. Estimé à 10 % du PIB la même année, le solde du compte courant demeure positif. Les réserves de change officielles du pays se sont fortement accrues au cours des dernières années, pour s’élever à 193,7 milliards de dollars EU à la fin septembre 2012.

Au plan politique, l’Algérie poursuit l’approfondissement des réformes institutionnelles initiées au 1er semestre 2011. L’élection des députés a eu lieu le 10 mai 2012 et les femmes représentent désormais 31,4 % des membres du Parlement. Un nouveau gouvernement a été formé le 4 septembre 2012. Au niveau régional, l’Algérie renforce sa coopération en matière de sécurité transfrontalière et de lutte contre le terrorisme, suivant de  très près l’évolution de la situation en Libye et dans le nord du Mali.

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* “Unité de compte”. En décembre 2012, 1 UC = 1,53481 dollars EU.