Perspectives économiques en Algérie
- La croissance soutenue en 2012 et 2013 devrait être tirée par les investissements publics, la demande intérieure et les prix du pétrole.
- Les principaux défis sont la diversification de l’économie et le renforcement des réformes.
- Le chômage des jeunes est estimé à 21.5 % contre 10 % sur l’ensemble de la population active.
La croissance algérienne, estimée à 2.8 % (4.8 % hors hydrocarbures) en 2011, devrait s’accélérer en 2012 et 2013 alors que l’inflation devrait rester modérée. La production du secteur hydrocarbure diminue progressivement, de 43.2 millions de tonnes métriques en 2007 à environ 32 millions de tonnes en 2011, mais génère néanmoins 98 % du volume des exportations et 70 % des recettes budgétaires.
En 2011, les secteurs agricole et des services ont enregistré une croissance respective de 10 % et de 5.3 %. L’année 2012 sera certainement marquée par l’approfondissement des réformes politiques et économiques en réponse aux pressions sociales. L’état d’urgence en vigueur depuis 1992 a récemment été levé; de nouvelles lois ont été adoptées, notamment relatives à la vie politique et à l’information.
De nouvelles mesures ont été prises pour améliorer le climat des affaires des petites et moyennes entreprises (nouveaux modes de paiement des importations ; bonification des crédits d’investissements et le traitement des dettes bancaires). La révision du code des marchés publics a permis un accroissement du taux de préférence nationale dans la commande publique à 25 %. La politique budgétaire restera expansionniste, maintenant un rythme soutenu d’investissements publics en conformité avec le plan quinquennal 2010 2014 d’un montant de 286 milliards USD. Le déficit budgétaire est ainsi en rapide augmentation, mais reste modéré.
Les principaux défis de l’Algérie à court et à moyen termes sont la diversification de l’économie, le renforcement des réformes politiques et économiques, l’amélioration du climat des affaires, la réduction des inégalités régionales et la création d’emplois. Le chômage des jeunes reste une préoccupation, estimé à 21.5 % pour les 15 24 ans contre 10 % au niveau total. Les programmes d’emploi existants ont été renforcés, notamment le Dispositif d’Aide à l’Insertion Professionnelle (DIAP) et les conditions d’accès au crédit des jeunes promoteurs ont été simplifiées.

