Perspectives économiques en Mauritanie

- L’économie mauritanienne affiche une croissance significative sur la période 2010 2013.
- L’année 2012 s’annonce comme une année de crise alimentaire aigue.
- Les taux de chômage dans le milieu urbain, de 50.8 % pour les jeunes garçons et 69 % pour les jeunes filles, constituent une préoccupation majeure.
La dynamique de l’économie mauritanienne est tirée essentiellement par le volume important des investissements dans le secteur minier, notamment l’or, le programme d’investissement public et la bonne performance des industries manufacturières. Par ailleurs, la hausse des cours internationaux des produits de base a entrainé la mise en oeuvre d’une politique sociale en faveur des couches pauvres, et a été contenue grâce à une meilleure réallocation des ressources. Toutefois, le déficit budgétaire devrait continuer à se dégrader, en raison de la faible mobilisation des ressources extérieures.
De plus, l’année 2012 s’annonce comme une année de crise alimentaire aigue avec le déficit pluviométrique et une menace réelle sur le cheptel. La tenue en 2011 du dialogue politique inclusif entre la majorité présidentielle et l’opposition a permis de décrisper la tension politique qui a été à l’origine du report des élections législatives et municipales et surtout d’instaurer un climat politique serein, avec la création d’une Commission électorale nationale indépendante et la libéralisation du paysage audiovisuel.
En ce qui concerne l’emploi des jeunes, il constitue une préoccupation majeure. En effet, le chômage est à la fois urbain et juvénile, avec plus de 35 % de taux de chômage dans le milieu urbain et 50.8 % des jeunes garçons et 69 % des jeunes filles de 15 à 24 ans sans emploi. En novembre 2011, avec l’appui de l’Union européenne, le gouvernement a lancé un ambitieux projet triennal visant à améliorer l’adéquation entre la formation et l’emploi. Ce projet concerne surtout les jeunes en situation d’abandon scolaire.
Toutefois la question de l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur reste entière et préoccupante. Au classement de l’indice de développement humain (IDH), le pays a reculé de 37 places entre 2010 et 2011.
