Angola
Le récent Document de stratégie pays du Groupe de la BAD pour l’Angola couvrait la période 2005 – 2008. En l’absence d’une nouvelle stratégie gouvernementale à moyen terme (2009 – 2013), qui était en cours de finalisation, et du fait des élections législatives et présidentielles prévues respectivement en septembre 2008 et en mai 2009, le Groupe de la Banque Africaine de Développement a considéré qu’il serait opportun de reporter à plus tard un DSP complet. Au vu de ces contraintes et dans le but de garantir la continuité des opérations du groupe de la BAD, l’équipe pays de l’Angola a recommandé que le DSP actuel de la BAD, qui couvre la période 2005 – 2007, soit mis à jour jusqu’à ce qu’un DSP complet puisse être élaboré en 2009.
Porfeuille de projets
| Référence | Projet | Statut |
|---|---|---|
| P-AO-CZ0-001 |
Support to Environment Sector Sector: Environnement |
En coursOnGo |
| P-AO-IB0-002 |
Programme réhabilitation services santé Sector: Développement humain et social, Santé |
En coursOnGo |
| P-AO-A00-002 |
Projet de développement des pêches artisanales Sector: Agriculture et agro-industries |
En coursOnGo |
| P-AO-KF0-002 |
Projet d'appui a la gestion financière (PAGEF) Sector: Gouvernance économique et financière |
En coursOnGo |
| P-AO-IAE-001 |
Projet de réinsertion des groupes défavorisés dans la Province de Huambo Sector: Développement humain et social, Education |
En coursOnGo |
Carte régionale de l'Angola
Développements récents
Après plusieurs années de guerre civile, l’Angola est aujourd’hui un pays qui vit dans la paix, malgré des affrontements sporadiques dans l’enclave de Cabinda entre les séparatistes de la Guérilla FLEC et les Forces Armées Angolaises. Bien que les résultats des élections présidentielles qui se tiendront en mai 2009 puissent avoir une incidence sur la composition et peut-être les priorités du nouveau gouvernement, il est probable que les principales priorités de développement demeurent inchangées. Elles pourraient comprendre la réduction de la pauvreté (68 % de la population vit dans la pauvreté), la croissance économique durable et le renforcement de la bonne gouvernance grâce à plus de transparence et d’efficacité dans la gestion des recettes pétrolières et le renforcement de la décentralisation au niveau provincial.
L’Angola a connu une croissance économique rapide au cours de ces dernières années, sous l’impulsion d’une hausse des coûts du pétrole ainsi que de l’accroissement de la production et des exportations du pétrole et du diamant. Des revenus élevés provenant du pétrole et des autres industries extractives ont abouti en d’importants excédents dans les comptes financiers et dans les comptes extérieurs. Le gouvernement a fait preuve d’un engagement ferme dans la poursuite des réformes économiques et structurelles afin de permettre le développement du secteur privé tout en évoluant d’une économie dépendante du pétrole vers une économie indépendante des revenus pétroliers. Les retombées directes du secteur pétrolier sur le reste de l’économie sont, néanmoins, demeurés limitées.
Des politiques macroéconomiques prudentes ont donné de bons résultats au cours des dernières années et l’Angola a été considérée en 2007 comme une des économies africaines à la croissance la plus rapide.
Ces politiques devraient être poursuivies par le gouvernement afin d’atteindre les indicateurs de convergence fixés par les pays de la SADC. L’inflation a chuté pour atteindre environ 12 % en 2007, alors que les objectifs pour 2008 et 2009-2010 sont respectivement de 10 % et 6-8 %. La situation du compte courant extérieur de l’Angola est restée confortable. L’excédent de son compte courant extérieur a augmenté pour atteindre 23 % du PIB en 2006 et les réserves officielles ont doublé pour atteindre 8,6 milliards de dollars EU (environ sept mois d’importation de produits et services non pétroliers).
Le potentiel du secteur agricole est bon en raison de l’abondance et de la bonne qualité des terres. La réhabilitation graduelle des infrastructures rurales totalement détruites par la guerre et le retour des populations déplacées ont permis au secteur de se redresser. En 2007, l’investissement dans l’agriculture se montait à 91,3 millions de dollars, dont 80 millions de dollars provenaient du gouvernement. L’agriculture est devenue un secteur prioritaire pour l’investissement public et le plus gros employeur du pays avec 4,8 millions de personnes, soit 89 % de l’emploi total. Ce secteur a par conséquent un rôle important à jouer dans la réduction de la pauvreté.
Le Groupe de la BAD et l’Angola
Les performances du portefeuille de la banque en Angola sont médiocres. Les principales raisons sont les suivantes :
- Les faibles capacités des Cellules d’exécution de projet (CEP) et de l’administration publique, y compris les connaissances limitées des procédures et des règles de la BAD en matière de passation des marchés, de décaissement et d’audit;
- Une barrière linguistique qui crée des difficultés de communication entre la BAD et les angolais. La rédaction des dossiers d’appel d’offres dans les langues officielles de la BAD, par exemple, décourage plusieurs multinationales basées en Angola à participer aux activités de projet;
- Le fonctionnement inefficace des Comités de pilotage de projet, avec pour résultat un manque d’ encadrement politique et d’ orientation stratégique pour les coordonnateurs de projets;
- Un financement inadéquat des CEP et des activités de projet;
- L’inadéquation des réponses de la BAD aux modifications dans les priorités nationales.
La stratégie de la BAD pour l’Angola (2009-2010)
Comme mentionné ci-dessus, la stratégie actuelle du groupe de la BAD pour l’Angola est de nature transitionnelle et repose sur deux principaux piliers:
- La réduction de la pauvreté grâce à une meilleure prestation des services sociaux et un ’accès élargi aux moyens de production;
- La création d’un environnement favorable au développement du secteur privé
Les projets de la BAD correspondant à ces deux piliers seront identifiés sur la base d’un dialogue intensif avec le gouvernement et les ministères des secteurs concernés ainsi qu’avec les autres partenaires au développement engagés dans des activités similaires.
Contacts
M. Frank Black
Directeur, Département régional du sud 2
Banque africaine de développement
Agence temporaire de relocalisation (ATR)
15 Avenue du Ghana
BP 323-1002 Tunis Belvédère, Tunisie
Tél : (216) 7133-3511/ 7110-2042
Fax : (216) 71 10374 3
Localisation
Informations Clès
| Capitale: | Luanda |
| Superficie: | 1.246.700 Km² |
| Population 2008: | 17,5 Millions |
| Urbaine 2008: | 56,75% |
| Féminine 2008: | 50,68% |
| PIB 2008: | 119,4 Milliards $US |
| GNI par habitant 2007: | 2.560 $US |
| Taux d’inflation 2008: | 10,83% |
| Taux de natalité (par 1000) 2008: | 46,95% |
| Indice de développement humain (de 0 à 1) 2006: | 0,484 |
| Date d’adhésion à la BAD: | 23/06/1980 |
| Approbations cumulatives (1967-2008): | 357,3 Millions UC |
| Drapeau: |


