Perspectives économiques de l'Angola

  • En 2012 et 2013, la croissance du produit intérieur brut réel de l’Angola devrait s’améliorer nettement grâce au redémarrage de l’exploitation des gisements de pétrole et à la mise en production de nouveaux sites.
  • L’Angola doit principalement améliorer son système de change et la gestion de
    ses finances publiques.
  • Le chômage touche essentiellement les travailleurs non qualifiés, mais de plus
    en plus de jeunes diplômés ne trouvent pas d’emploi.

En 2011, la vigueur de l’expansion du secteur non pétrolier de l’Angola a été contrebalancée par un recul des recettes tirées des hydrocarbures, sous l’effet d’une baisse de la production et des exportations de pétrole brut. Cependant, la croissancedu produit intérieur brut (PIB) réel devrait s’améliorer nettement grâce au redémarrage de l’exploitation des gisements de pétrole et à la mise en production de nouveaux sites.

On peut s’attendre à ce que le pays renoue avec une inflation à un seul chiffre en 2013.

L’Angola continue de mettre en oeuvre les accords de confirmation signés avec le Fonds monétaire international (FMI). Ces accords visent à resserrer la politique budgétaire et monétaire, à engager des réformes destinées à améliorer le système de change et la gestion de ses finances publiques, et à assurer la transparence budgétaire. En 2011, le pays a pris des mesures pour réorganiser son régime fiscal, instauré une unité de gestion de sa dette et mis en place un dispositif pour la gestion et le suivi des flux entre le secteur pétrolier et le budget public. La banque centrale est passée d’un rationnement temporaire à des adjudications et elle a élaboré une vaste stratégie axée sur le développement du secteur privé. De plus, une contraction des dépenses en capital et une meilleure maîtrise des dépenses pendant l’année 2011 ont permis au pays de rembourser 7.5 milliards USD d’arriérés sur sa dette intérieure, qui s’étaient accumulés depuis 2009.

La croissance économique et la viabilité budgétaire restent largement tributaires des recettes pétrolières. Cependant, les activités du secteur pétrolier requièrent beaucoup de capital et génèrent peu d’effets d’entraînement sur l’économie réelle. En conséquence, ce secteur emploie moins de 1 % de la population active totale. Une telle situation nuit à la diversification économique et empêche de créer les emplois qui font cruellement défaut. D’après les estimations, le taux de chômage avoisine 26 %, mais nombre d’emplois se concentrent dans l’économie informelle, l’agriculture ou le commerce de rue.

Le chômage touche surtout les travailleurs non qualifiés, mais aussi, de plus en plus, les jeunes diplômés dont les compétences ne correspondent pas aux besoins du pays.

Enfin, malgré des avancées sociales constantes, il reste des obstacles considérablesà surmonter pour faire reculer la pauvreté et le chômage, ainsi que pour améliorer le développement humain en Angola.








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