Perspectives économiques au Lesotho

- Le Lesotho a dégagé une croissance modeste en 2011, malgré les graves inondations du début d’année. À moyen terme, la croissance économique devrait rester modérée.
- La participation du secteur privé continue de se heurter à des limitations structurelles, alors que ce secteur témoigne d’un très fort potentiel pour la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté.
- Le chômage des jeunes constitue un obstacle de taille pour le développement du pays.
Les graves inondations qui ont frappé le Lesotho au début 2011 ont freiné le rythme de la croissance économique. Selon les projections, celle-ci devrait néanmoins se redresser en 2012 et 2013, sous l’effet d’une amélioration des performances du secteur manufacturier et de la hausse de la demande mondiale de diamants, nonobstant la progression des importations et la faiblesse des recettes en provenance de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU). L’investissement dans la Phase II du Lesotho Highlands Water Project et la remise en état de l’infrastructure endommagée par les inondations va contribuer à relancer la croissance. La politique budgétaire reste tributaire des recettes de la SACU, qui représenteront en moyenne 27 % du PIB à moyen terme, ce qui est nettement plus que les 15 % en moyenne relevés pour 2010/11. Le Lesotho a adopté une approche stratégique visant à ramener la dette publique à des niveaux tenables en utilisant les réserves accumulées pour en assurer le service et en constituant des niveaux suffisants de réserves de change. L’expiration des concessions sur les exportations de textiles dans le cadre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) en 2012 devrait peser sur les exportations du pays en direction des États-Unis, et donc sur sa croissance économique à moyen terme.
Le chômage des jeunes constitue un obstacle de taille pour le développement du pays. Selon une enquête auprès de la population active de 2008, parmi les jeunes de 15 à 24 ans, le taux de chômage s’établissait à 45.1 %. À 52.5 %, les hommes étaient plus touchés que les femmes (37.8 %). Les efforts déployés par le pays pour faciliter l’intégration des jeunes sur le marché du travail par la promotion du travail indépendant ont abouti à la création du programme de promotion de l’emploi des jeunes (Youth Employment Promotion Project, YEP) en 2006. Selon la récente évaluation effectuée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le YEP donne des résultats satisfaisants, comme en témoigne la subvention que l’État va accorder à ceprogramme, qui sera étendu dans les années à venir.

