Perspectives économiques au Malawi


  • On prévoit pour 2012 et 2013 une légère décélération de la croissance du Malawi.
  • La suspension de l’appui budgétaire direct par les donneurs aura des répercussions sur la croissance future.
  • Le chômage et le sous-emploi des jeunes restent des problèmes épineux aussi bien dans le secteur formel que dans le secteur informel.

Les donneurs ayant suspendu leur aide à cause de piètres fondamentaux macroéconomiques, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du Malawi a chuté en 2011. La baisse du niveau des réserves et la pénurie de devises et de produits de base indispensables, y compris le pétrole et les facteurs de production de l’industrie manufacturière, s’expliquent en partie par la réduction des entrées de capitaux extérieurs. Cette situation a été aggravée par les médiocres recettes du tabac, le principal produit d’exportation du pays. La croissance du PIB malawite reste essentiellement tirée par l’agriculture, même si la contribution des activités minières et du secteur du bâtimen et des travaux publics (BTP) a récemment progressé. Les perspectives pour 2012 et 2013 anticipent une croissance lente mais continue. Si le pays parvient à surmonter les difficultés macroéconomiques de 2011, l’inflation restera majoritairement sous la barre des 10 %.

La suspension du programme du Fonds monétaire international et de l’appui budgétaire extérieur a obéré la capacité de l’État à atteindre ses objectifs de développement. C’est essentiellement ce qui a provoqué la crise des devises et la crise pétrolière, qui ont ellesmêmes pesé sur les opérations du secteur privé. Suite au décès de Bingu wa Mutharika le 05 avril, l’opposante et vice-présidente Joyce Banda a été investie le 09 avril 2012 suivant les règles de sa constitution.

Le chômage des jeunes reste un problème réel aussi bien dans le secteur formel que dans le secteur informel, bien que, selon la définition officielle, seuls 2.7 % des 15-24 ans soient au chômage. Ce taux ne reflète pas le sous-emploi dans le secteur agricole, qui occupe jusqu’à 80 % de la main-d’oeuvre, ni la grande pauvreté des travailleurs, due à la faiblesse des salaires : le salaire journalier minimum est inférieur à 1 USD. Compte tenu de l’insuffisance des données sur la population active et du manque d’uniformité dans les définitions, il est difficile d’évaluer l’ampleur du problème. L’absence de politique actualisée axée sur les jeunes, le manque de cohérence dans les responsabilités entre les différents organismes publics et la déficience des capacités institutionnelles pour le développement des compétences demeurent des problèmes sérieux. En outre, l’étroitesse de la base manufacturière et l’inadéquation des compétences de la main-d’oeuvre continuent d’entraver la création d’emplois.








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