Le Mozambique et la BAD

Depuis son premier projet dans le pays, en 1977, le Groupe de la Banque n’a cessé d’appuyer les efforts de développement du Mozambique, au moyen d'aides substantielles et diversifiés, ainsi réparties : agriculture (568 millions de dollars EU, soit 28 % du total) ; transports (300 millions de dollars EU, soit 15 %) ; interventions multisectorielles (629 millions de dollars, soit 31%) ; eau et assainissement (145 millions de dollars EU, soit 7 %) ; énergie (128 millions de dollars EU, soit 6 %) ; secteur social (111 millions de dollars EU, soit 5 %) ; communication (55 millions de dollars EU, soit 2 %) ; industrie/ mines (47 millions de dollars EU, soit 2 %) ; et finance (22 millions de dollars EU, soit 1 %). À ce jour, le Groupe de la BAD (BAD, FAD et FSN) a approuvé et financé 81 opérations au Mozambique. En date d’avril 2013, le montant total de ses engagements en faveur du pays s'élève à 2 millions de dollars EU.

De plus, la BAD offre également son appui à un programme hors prêts, qui s'est traduit par une série d'études économiques et sociales (EES) dans des domaines tels que l'eau et l'assainissement (préparation du Programme national pour l'approvisionnement en eau en milieu rural, étude sur la décentralisation dans le secteur de l'eau, évaluation des perspectives locales par les bénéficiaires), le développement agricole, l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI), l'évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière, la micro-assurance des moyens d'existence en milieu rural et le Plan d'action du Mozambique pour une économie verte.

Le Plan d'action national pour la réduction de la pauvreté 2011–2014 (PARP) est axé sur la  promotion d'une croissance inclusive. Il repose sur deux piliers, la stabilité macroéconomique et la bonne gouvernance, et vise trois objectifs majeurs :

  • Accroissement de la production et de la productivité agricoles et piscicoles.
  • Création d'emplois.
  • Développement social et humain.

Conforme aux priorités gouvernementales en matière de réduction de la pauvreté, la stratégie-pays du Groupe de la Banque pour la période 2011-2015 répond aux enjeux actuels du développement au Mozambique, en s'appuyant sur deux piliers : i) renforcer la compétitivité du secteur privé grâce au développement des infrastructures ; ii) améliorer la gouvernance au profit d'une croissance inclusive.

Le portefeuille actuel de la Banque au Mozambique se compose de 17 projets, d'un montant total de 636 millions de dollars EU, avec un taux de décaissement de 30,88 %. Les transports arrivent en tête des secteurs d'intervention avec 48 % des financements approuvés, suivis par l'agriculture (15 %), l'énergie (9 %), les mines et carrières (6 %), l'eau et l'assainissement (6 %), la finance (2 %) et le secteur social (1 %).

L'appui budgétaire général approuvé pour la période 2011-2013 représente 14 % du portefeuille, soit 93,6 millions de dollars EU. Outre les opérations en cours, la Banque possède une réserve de projets, qui doivent être être financés par le Fonds stratégique pour le climat (SCF), le Fonds mondial pour l'agriculture (GAF), le Fonds spécial du Nigeria (FSN) et le Fonds pour l'énergie durable en Afrique (FEDA), auxquels s'ajoutent un certain nombre de projets susceptibles de bénéficier de financements non souverains de la BAD. Enfin, celle-ci prépare actuellement une étude sur la mobilisation des ressources intérieures et sur les ressources géologiques et minérales au Mozambique.