Perspectives économiques au Mozambique


  • Le Mozambique ayant commencé à exporter du charbon en 2011, sa croissance devrait rester robuste en 2012 et 2013.
  • La principale difficulté à court terme consistera à mener de front des investissements d’infrastructure ambitieux et à fournir des filets de protection sociale.
  • Nombre des nouveaux entrants sur le marché du travail sont contraints d’accepter un emploi précaire.

Les premiers mégaprojets miniers du Mozambique ont commencés à opérer en 2011. Les recettes d’exportations de charbon qui en ont découlé, conjuguées à de robustes performances dans les services financiers, les transports, les communications et le secteur du bâtiment des travaux publics (BTP) ont dopé la croissance du produit intérieur brut (PIB). Étant donné que les investissements directs étrangers (IDE) entrent de nouveau massivement dans le pays, surtout dans les industries extractives, et que l’agriculture et l’investissement dans l’infrastructure affichent une croissance solide, la croissance réelle devrait être vigoureuse en 2012 et 2013. La politique de rigueur monétaire maintenue par la Banque centrale, et que vient étayer une politique budgétaire prudente, a endigué l’inflation à la fin de 2011, qui est ressortie légèrement au-dessus de 10 %. Ce contexte propice devrait contenir l’inflation, laissant une certaine latitude pour un assouplissement de la politique monétaire en 2012. Le déploiement de mesures ciblant les plus démunis durant l’année 2011, conjugué à un ambitieux programme d’investissement dans l’infrastructure, pourrait creuser le déficit budgétaire. Le principal défi que devra relever le Mozambique à moyen terme consistera à élargir ses sources de recettes budgétaires à mesure que les flux d’aide s’éroderont. Le niveau de pauvreté semble stagner, quelque 54.7 % de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté national.

Le Mozambique affiche un taux de croissance démographique élevé, et l’on estime à 300 000 le nombre de nouveaux entrants sur le marché du travail chaque année. Si le pays a pu bénéficier d’un taux de croissance économique soutenu, c’est essentiellement grâce à des projets à forte intensité capitalistique, en particulier dans les industries extractives.

Le taux de chômage global ressort à 27 %. Majoritairement urbaine, l’économie formelle ne représente qu’environ un tiers de l’emploi. En conséquence, beaucoup de nouveaux entrants sur le marché du travail se voient contraints d’accepter un emploi précaire dans l’économie informelle, aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine, et n’ont guère de perspectives de bénéficier d’un emploi sûr. Plusieurs initiatives publiques s’attaquent au problème du chômage des jeunes. Néanmoins, actuellement, il n’existe pas de stratégie spécifique pour l’emploi des jeunes.








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