Perspectives économiques en Afrique du Sud
- La croissance économique de l’Afrique du Sud devrait se tasser légèrement en 2012, sous l’effet de la fragilité de l’économie mondiale et de problèmes intérieurs, mais elle pourrait se redresser en 2013.
- Le climat d’affaires est favorable au secteur privé, mais la pauvreté et les inégalités demeurent particulièrement marquées.
- Pour résoudre le problème du chômage des jeunes, l’Afrique du Sud encourage des mesures du côté de la demande, qui passent par la création d’emplois et des incitations à l’emploi.
La croissance économique de l’Afrique du Sud a légèrement augmenté en 2011, mais devrait ralentir en 2012, principalement sous l’effet des faiblesses structurelles intérieures et de la fragilité de l’embellie économique mondiale. Elle pourrait s’améliorer en 2013, sous réserve de la reprise mondiale et de la résolution en bon ordre de la crise budgétaire dans la zone euro. L’inflation annuelle moyenne a augmenté en 2011, et devrait continuer sur cette voie en 2012, avant de se stabiliser en 2013.
La consommation privée pourrait ralentir en 2012, avant de s’accélérer en 2013.
La consommation publique se tassera, tandis que l’investissement augmentera. Les exportations de biens ont progressé de manière significative en 2011, de même que les entrées d’investissements directs étrangers (IDE). Avec l’amélioration des dépenses intérieures sous l’effet de la hausse attendue des investissements en capital fixe en 2013, les importations sud-africaines devraient s’intensifier, et peser sur la balance commerciale pendant les deux années à venir. Conjuguée à la hausse des services, du revenu des facteurs et des transferts courants, ce facteur risque de creuser le déficit des comptes courants en 2012 et en 2013.
La situation budgétaire s’est dégradée sur l’exercice 2011/12, mais devrait s’améliorer sur les deux exercices suivants, principalement du fait d’une modération de la croissance des dépenses primaires.
Les entreprises publiques, qui détiennent environ 21 % de la dette publique extérieure, ont emprunté à l’étranger afin de financer l’amélioration de l’infrastructure, ce qui a conduit à une hausse significative des emprunts étrangers sur 2010/11. Cependant, selon les indicateurs du fardeau de la dette concernant l’Afrique du Sud, il n’existerait pas de risque majeur que le pays ait du mal à assurer le service de sa dette. La dette extérieure reste inférieure à 10 % de la dette publique totale.

