Swaziland

Le potentiel de croissance économique et de réduction de la pauvreté demeure encourageant au Swaziland. Le pays dispose de ressources naturelles importantes ainsi que de terres fertiles qui lui confèrent un fort potentiel de développement reposant sur l’agriculture, qui est essentiel pour permettre une croissance économique future et une réduction de la pauvreté dans ce pays. Le Swaziland dispose également d’une industrie manufacturière agroalimentaire bien diversifiée, le sucre et la pâte de bois constituant les principales sources de recettes en devises. Ces dernières années, nous avons assisté à la croissance de la production de textiles, en particulier dans le contexte des activités du pays dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA), une loi commerciale américaine qui a pour objectif d’améliorer l’accès de 39 pays sub-sahariens aux marchés américains.

Avec le temps, le rôle de l’agriculture comme principal moteur de l’économie du pays s’est amenuisé, alors que les industries manufacturières et les services publics émergeaient en tant que secteurs dominants. Le tourisme devrait offrir des opportunités de croissance à l’avenir grâce à la mise en place de l’Initiative de développement de Lubombo lancée en 1999 par l’Afrique du Sud, le Mozambique et le Swaziland, ainsi qu’à d’autres initiatives. Cependant, pour atteindre le potentiel nécessaire pour réaliser un niveau de croissance et de réduction de la pauvreté fortes et durables, le Swaziland doit relever un certain nombre de défis.

Politique développement

Classé comme pays à revenu intermédiaire par les banques multilatérales de développement (BMD), dont la Banque africaine de développement, le pays se voit refuser des ressources concessionnelles dont il a tant besoin et qui sont plus appropriées pour s’attaquer à ses problèmes sociaux. Les principaux défis auxquels le pays était confronté en 2008 étaient un taux de croissance réel bas, un taux élevé de pauvreté (69 %), l’augmentation du chômage, un fort taux de prévalence de du VIH/sida, une trop forte dépendance à l’égard des recettes tirées de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) (plus de 60 %) et l’incapacité à attirer suffisamment d’investissements directs étrangers. Les fortes inégalités de revenus, caractérisées par un coefficient de Gini de 0,51, associés à d’autres facteurs économiques, contribuent à l’incidence élevée de la pauvreté dans le pays. La pauvreté est plus importante dans les zones rurales. Les inégalités entre les sexes persistent dans la société swazie et sont plus prononcées quant il s’agit d’avoir accès ou de contrôler les sources de production. On estime que 63 % des foyers dirigés par une femme sont pauvres, contre 52 % des foyers dirigés par un homme. Les problèmes liés à la gouvernance ont également eu un impact négatif sur le climat d'investissement et la croissance.

Le PIB réel, qui a baissé au fil des ans, passant de 2,9 % en 2003 à 2,3 % en 2007, se situe en dessous de la moyenne des pays de la SACU, à laquelle le Swaziland appartient, depuis 2000. Le taux de croissance réel du PIB se situe en dessous des 5,5 % requis pour réduit la pauvreté de moitié à l’horizon 2015.

Porfeuille de projets

Filtres de recherche
Référence Projet Statut
P-SZ-AAC-005 Lower Usuthu Smallholder Irriga Proj II
Sector: Agriculture et agro-industries
PipelinePIPE
P-SZ-D00-006 Mliba - Msahweni Road
Sector: Transports
LendingLEND
P-SZ-DB0-011 National Transportation Master Plan Study
Sector: Transports
ApprouvéAPVD
P-SZ-IB0-001 Health Sector Dev. Project (Health II)
Sector: Développement humain et social, Santé
PipelinePIPE
P-SZ-KA0-002 Budget Support Loan
Sector: Gouvernance économique et financière
PipelinePIPE

Carte régionale du Swaziland

Stratégie du Groupe de la Banque

La stratégie d'assistance du Groupe de la Banque au Swaziland pour la période 2009-2023 est présentée dans le Document de stratégie pays axée sur les résultats (DSPAR) qui a été finalisé à la fin de l’année 2008. Il se fonde sur le programme de développement du gouvernement, présenté dans la Stratégie de développement national (1997-2022), et dans le nouveau Cadre stratégique pour le renforcement du soutien du Groupe de la Banque aux pays à revenu intermédiaire établi par la Banque. La stratégie a été définie en concertation avec le ministère des Finances, le ministère du Développement et de la Planification économique et d’autres intervenants du secteur.

La Stratégie porte l’accent sur l’accélération de la croissance économique et la nécessité d'accomplir des progrès importants pour endiguer la pandémie de VIH/sida. Elle fixe des objectifs quantitatifs à atteindre durant la période de mise en œuvre et repose sur deux piliers : l’investissement dans les infrastructures afin d’accroître la productivité et la compétitivité, et l’investissement dans les services socio-économiques destinés aux pauvres. Les résultats attendus comprennent notamment le développement d’infrastructures visant à améliorer l’environnement des affaires et permettant d’accroître la productivité agricole et la sécurité alimentaire. Il y a lieu de citer également la consolidation des systèmes de santé et l’amélioration de l’accès, dans l’équité, à une éducation de qualité, aux compétences et à l’emploi.

Contacts

M.  Beileh A. D.   
Directeur,  Département régional du sud 1
Banque africaine de développement
Agence temporaire de relocalisation (ATR)
15 Avenue du Ghana
BP 323-1002 Tunis-Belvédère, Tunisie
Tél. : (216) 7110-2839 / 7110-2039
Fax : (216) 7110-3637








Informations Clès

Capitale: Mbabane
Superficie: 17.000 Km²
Population 2008: 1,1 Millions
Urbaine 2008: 25,09%
Féminine 2008: 51,57%
PIB 2008: 2,6 Milliards $US
GNI par habitant 2007: 2.580 $US
Taux d’inflation 2008: 6,34%
Taux de natalité (par 1000) 2008: 28,31%
Indice de développement humain (de 0 à 1) 2006: 0,542
Date d’adhésion à la BAD: 26/07/1971
Approbations cumulatives (1967-2008): 300,1 Millions UC
Drapeau:

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