Perspectives économiques au Bénin

  • La croissance, estimée à 5.2 % en 2015 contre 6.5 % en 2014, a marqué un léger repli en raison de la baisse de la production de coton et de perturbations dans la distribution d’électricité.
  • Les taux de croissance projetés à 5.5 % en 2016 et 5.7 % en 2017 dépendent de l’évolution du contexte politique et social, marqué par l’élection présidentielle de mars 2016.
  • Face à l’expansion des villes, une politique d’urbanisation durable via des pôles régionaux de développement devra être mise en œuvre, en mobilisant de nouveaux financements, notamment privés.

La croissance, estimée à 5.2 % en 2015 contre 6.5 % en 2014, a ralenti pour trois raisons principales : des perturbations dans la distribution d’électricité, une pluviométrie moins favorable et le recul de l’activité économique au Nigéria voisin. L’inflation est restée faible, en raison de la baisse des cours du pétrole et des produits alimentaires. Le déficit public s’est en revanche creusé, avec la hausse des investissements publics et des dépenses courantes. D’où le recours plus important au marché des titres publics.

Les perspectives tablent sur une croissance de 5.5 % en 2016 et 5.7 % en 2017, grâce au soutien apporté au secteur agricole et aux investissements dans les infrastructures. Les grandes orientations de politique économique en 2016 et 2017 devront s’inscrire dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. L’environnement politique et social sera déterminant, dans un contexte marqué par l’élection présidentielle de mars 2016. Ce scrutin, qui a permis de désigner un nouveau président de la République, était susceptible d’entraîner quelques tensions entre les différents partis. Mais les risques de crise ou d’instabilité politique sont restés faibles

Le défi de l’urbanisation doit être relevé, afin d’assurer un développement équilibré et de réduire la pauvreté. La croissance urbaine, qui s’est accélérée ces dernières années, pose des défis aussi bien en termes de mobilité et de pollution que d’habitat et de gestion foncière. Les autorités entendent promouvoir une urbanisation durable à travers l’émergence de plusieurs pôles régionaux de développement, dont le financement suppose une plus grande contribution du secteur privé. Des mécanismes favorables aux partenariats public-privé (PPP) et l’accès des collectivités locales aux banques restent donc à promouvoir