Perspectives économiques au Burkina Faso
- En 2012, le rythme de croissance économique devrait légèrement s’accélérer mais il s’accompagnera de pressions inflationnistes.
- Un enjeu clé résidera dans l’amélioration de la gouvernance et particulièrement, dans le renforcement des capacités de gestion de la dette.
- Le sous-emploi et le chômage qui touchent majoritairement les jeunes sont des défis majeurs.
La légère augmentation de la croissance projetée pour 2012 et 2013 devrait être principalement tirée par les industries extractives (or et manganèse), l’égrenage du coton et l’agriculture vivrière. Les investissements dans les infrastructures devraient également contribuer à l’accélération de la croissance et améliorer la compétitivité économique du pays tout en facilitant son accès aux marchés régionaux et internationaux. L’économie demeurera néanmoins vulnérable aux chocs exogènes notamment les facteurs climatiques (déficit pluviométrique), le repli du cours de l’or et la forte augmentation du prix du pétrole. Les pressions inflationnistes devraient s’accroître en 2012 faisant de la maîtrise des prix un défi majeur à relever dans un contexte de crise alimentaire.
La volonté politique affichée en faveur de la lutte contre la corruption ainsi que la mise en oeuvre de réformes institutionnelles devrait conduire à améliorer la gouvernance en 2012 et 2013. Dans le même temps, les mécanismes de responsabilisation en matière de gestion des dépenses publiques ainsi que les capacités de gestion de la dette devront être renforcés afin de d’améliorer la soutenabilité de la dette.
Le chômage est faible avec un taux de 1.8 % et touche principalement les jeunes et le milieu urbain. Le sous-emploi affecte une grande partie de la population, notamment en milieu rural. La faible qualification et la sous-rémunération des travailleurs conduit à une persistance de la pauvreté. Afin de pallier ces problèmes, le pays devra mettre en place des politiques d’adéquation des formations aux besoins du marché et accélérer la transformation économique pour permettre au secteur privé d’absorber le flux des demandeurs d’emploi.
