Perspectives économiques au Ghana
- Le PIB réel du Ghana devrait rester robuste en 2012 et 2013.
- Les perspectives budgétaires pour 2012 sont fortement perturbées par les élections prochaines et la tendance à la hausse des salaires découlant de la mise en oeuvre de la nouvelle politique salariale.
- De plus en plus, les jeunes n’ont d’autres choix que de se créer leurs propres opportunités économiques dans le secteur informel.
En 2011, le Ghana a enregistré une vive croissance, alimentée par les recettes pétrolières et par les solides performances des exportations de cacao et d’or. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel devrait rester soutenue en 2012 et 2013, sous l’effet de l’expansion de la production pétrolière et des activités minières, et grâce au secteur industriel. Sur cette période, l’inflation devrait rester inférieure à 10 %. De même, les réformes fiscales instituées en 2011 devraient permettre de prolonger sur 2012 les excellents résultats budgétaires obtenus cette année. À moins qu’elles ne restent contenues à des niveaux prudents, les dépenses publiques en 2012, année électorale, pourraient compromettre l’assainissement macroéconomique et budgétaire au cours des années à venir. Parallèlement, des évolutions délétères des flux d’investissement étrangers et des cours mondiaux des matières premières risquent de mettre à mal la politique monétaire.
Toutefois, les gains de croissance économique ne se sont pas traduits par des opportunités d’emploi adéquates dans le secteur formel. On estime que 54 % de la population active reste dans le secteur informel, alors que seulement 11.5 % des travailleurs opèrent dans le secteur formel. Parmi ces derniers, les jeunes ne représentent que 14 % des personnes officiellement salariées. Les jeunes ont énormément de mal à trouver un emploi dans le secteur formel, et de plus en plus, ils n’ont d’autre choix que de se créer leurs propres opportunités économiques dans le secteur informel, en tant que travailleurs indépendants ou employés de maison. La politique nationale de la jeunesse (National Youth Policy) de 2010 et la stratégie de développement national constituent des avancées dans la bonne direction, car elles coordonnent les thématiques transversales des problèmes de la jeunesse dans le cadre des stratégies des organismes publics.

