Perspectives économiques en Guinée
- La croissance économique devrait s’accélérer en 2012 et 2013.
- Les résultats satisfaisants dans la mise en oeuvre du programme de référence devraient permettre à la Guinée de conclure un programme avec le FMI.
- L’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail expliquerait le maintien d’un taux élevé de chômage à hauteur de 30 % de la population jeune.
En 2011, l’économie guinéenne a connu un regain d’activités malgré une situation socio-politique difficile. Tirée par le rebond du secteur agricole, l’amélioration de la productivité du secteur minier et le dynamisme du secteur de la construction, la croissance devrait rester soutenue en 2012 et 2013. La politique monétaire a été marquée en 2011 par un relèvement du taux de réserves obligatoires et du taux directeur afin de contrôler les liquidités et freiner l’expansion de la masse monétaire. L’inflation devrait néanmoins rester élevée, à deux chiffres en 2012 et 2013. La Guinée sort d’une longue période d’instabilité politique et la situation socio-politique demeure toujours fragile. Les dissensions politiques tournent autour des conditions de la poursuite du processus électoral et des difficultés financières et logistiques. Cependant, les résultats satisfaisants dans la mise en oeuvre du programme de référence devraient permettre à la Guinée de conclure un programme avec le FMI.
La dégradation des conditions de vie des populations a été accentuée par la difficulté d’accès aux services de base et les conflits dans les pays limitrophes. Le chômage est un phénomène essentiellement urbain et touche particulièrement les jeunes de 20 à 29 ans. Les réponses du gouvernement visant à atténuer le chômage et le sous-emploi des jeunes ne génèrent pas les résultats escomptés en raison de l’inadéquation entre la formation offerte et les besoins de l’économie, du manque de structures d’encadrement fiables et de personnel qualifié.
