Perspectives économiques au Niger


  • Les secteurs minier et pétrolier ainsi que les investissements publics conduiront à de très bonnes performances économiques en 2012 et 2013.
  • Les autorités et le FMI ont conclu en décembre 2011 un accord portant sur un nouveau programme triennal 2012/14.
  • Le profil des jeunes reste inadapté aux besoins du marché du travail.

Les aléas climatiques, ainsi que les répercussions des crises ivoirienne, nigériane et libyenne, ont ralenti la croissance globale de l’économie en 2011. Cependant, le taux de croissance de 2012 devrait être très élevé grâce notamment aux bonnes performances du secteur pétrolier. Le retour à une vie constitutionnelle normale après la transition militaire consécutive au coup d’Etat du 18 février 2010, a eu des répercussions immédiates au niveau des finances publiques et a entraîné le retour de nombreux partenaires techniques et financiers. Les autorités et le FMI sont parvenus en décembre 2011 à un accord portant sur un nouveau programme triennal 2012-2014. Le déficit budgétaire s’est creusé en 2011, mais les perspectives sont toutefois reluisantes en termes de recettes fiscales compte tenu de la fiscalité attendue du secteur pétrolier. La mise en service fin 2011 de la raffinerie de pétrole de Zinder permettra aussi de soulager le déficit structurel de la balance commerciale, car le pays deviendra exportateur net de produits pétrolier en 2012.

La situation sociale du pays reste préoccupante. Des progrès ont été accomplis dans l’amélioration des conditions de vie des populations mais ne se sont pas encore traduits par une réduction significative de la pauvreté. La demande de travail au Niger est relativement faible, dénotant ainsi la faible propension de l’économie à créer des emplois ; ce qui constitue un obstacle majeur à l’emploi des jeunes. Cette situation est une des conséquences de la faiblesse du secteur secondaire (en moyenne 10 % du PIB) censé absorber la majorité des jeunes diplômés. Toutefois, le profil de la plupart d’entre eux ne correspond pas (40 %) aux domaines demandés par les employeurs, leurs qualifications étant le plus souvent inadaptées.








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