Perspectives économiques au Nigéria

- En 2011, le Nigeria a continué d’enregistrer une croissance solide, et les perspectives à court terme restent favorables pour ce pays.
- Néanmoins, l’économie demeure vulnérable aux chocs économiques mondiaux qui pèsent sur sa position budgétaire et sur la stabilité macroéconomique, ce qui compromet ses perspectives de croissance.
- La pauvreté et le chômage des jeunes se maintiennent à des niveaux élevés, malgré la croissance soutenue.
L’économie du Nigeria a dégagé une croissance solide en 2011, principalement tirée par le secteur non pétrolier, et en particulier par les télécommunications, le bâtiment et les travaux publics (BTP), la vente de gros et de détail, l’hôtellerie et la restauration, les industries manufacturières et l’agriculture. Les perspectives du pays à moyen terme demeurent positives. Pour atténuer l’impact de la crise économique mondiale, le gouvernement a mené une politique budgétaire expansionniste destinée à préserver la croissance et les dépenses sociales, ce qui a exercé des tensions sur les prix à la consommation. Le délabrement de l’infrastructure du pays, en particulier l’infrastructure électrique, routière et ferroviaire, empêche le Nigeria de renforcer la capacité d’absorption de son économie, laquelle se heurte aussi à sa dépendance excessive vis-à-vis du secteur pétrolier et gazier. Pour répondre à ces objectifs prioritaires dans son programme de transformation, le gouvernement actuel entend instaurer un environnement propice à la participation du secteur privé au développement de l’infrastructure et encourager les activités non pétrolières. Malgré la domination du secteur pétrolier, l’agriculture joue un rôle non négligeable dans l’économie nationale, puisque c’est le secteur qui apporte la plus grosse contribution au produit intérieur brut (PIB). La croissance durable de l’agriculture constitue le principal moteur qui permet de promouvoir une croissance inclusive, à même de faire reculer la pauvreté et d’assurer la sécurité alimentaire du pays.
Malgré sa croissance vigoureuse, l’économie nigériane ne crée pas d’emplois corrects et la pauvreté est très répandue. Le taux de chômage s’établit actuellement à 23.9 %, contre 21.1 % en 2010, et le taux de chômage des jeunes ressort à 37.7 %, soit l’un des niveaux les plus élevés en Afrique subsaharienne. La pauvreté est également très élevée et persistante, et les indicateurs sociaux dans les domaines de la santé et de l’éducation restent faibles.

