Perspectives économiques au Sénégal

  • Le taux de croissance est estimé à 5.1 % en 2015 ; il est projeté à 6.0 % en 2016, et 6.5 % en 2017.
  • La mise en place de la réserve de précaution en 2015 et sa reconduction dans le budget 2016 sont des exemples de gestion axée sur les résultats, en accord avec les directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sur les finances publiques.
  • Le développement urbain offre des opportunités liées à la diversification des secteurs d’activité, mais l’afflux des populations rurales vers les villes pose la problématique de la gestion durable des villes.

Le taux de croissance est en hausse, il devrait atteindre 5.1 % en 2015, contre 4.3 % en 2014, tiré par la vigueur du secteur agricole, la poursuite de la relance des industries de l’huile et du sucre, le dynamisme des cimenteries, des bâtiments et travaux publics (BTP), de l’énergie, des télécommunications et des services financiers. Toutefois, l’activité a été légèrement en deçà des projections de croissance de 5.4 % des autorités. La croissance est projetée respectivement à 6 % et 6.5 % pour 2016 et 2017.

L’année 2015 correspond à la deuxième année de mise en œuvre des projets phares du Plan Sénégal émergent (PSE) et des grandes réformes qui doivent accélérer l’exécution de ces projets. Sur les 17 projets phares lancés (sur un total de 27 projets), 10 sont en phase d’exécution, 1 en phase d’exploitation et 6 en phase d’étude. Le développement de plateformes industrielles intégrées est un des projets phares du PSE, notamment la zone économique spéciale de Diamniadio, dont les travaux ont commencé en 2015, qui constituera une plateforme urbaine multifonctionnelle. Les autorités devront s’assurer de la mise en œuvre soutenue des grandes réformes, notamment dans les domaines de l’énergie, du foncier, de la logistique et des infrastructures, des technologies de l’information et de la communication (TIC), et de l’environnement des affaires.

L’urbanisation est en progression constante au Sénégal, où la population urbaine est passée de 38 % en 1988 à 45.2 % en 2013. L’exode rural est le principal déterminant de l’urbanisation rapide du pays. Le développement urbain offre des opportunités liées à la diversification des secteurs d’activité et au développement des infrastructures de transport entre les différentes régions du pays. La promotion des pôles urbains dans les régions à fortes potentialités économiques se fait par le biais d’une politique de réalisation d’équipements et d’infrastructures d’envergure à fort impact économique et social. L’afflux des populations rurales vers les villes entraîne cependant une forte demande d’infrastructures socio-économiques et induit des dégradations environnementales, posant ainsi la question de la gestion durable des villes.