Contexte

Beaucoup de choses ont changé depuis la création de la Banque africaine de développement en 1964. De nombreux pays, parmi les 54 pays membres régionaux, n’avaient même pas encore obtenu leur indépendance. La population du continent était seulement le quart de ce qu’elle représente aujourd’hui. Le revenu par habitant était généralement au-dessous du seuil d’un dollar par jour.

Il y a de cela cinquante ans, étaient visionnaires les femmes et les hommes qui ont compris l’importance de mettre sur pied une institution financière au service du développement de l’Afrique. Ils avaient déjà compris qu’une telle institution établie en Afrique, était essentielle pour poser les bases de la croissance dans tous les secteurs : agriculture, commerce, éducation, santé, infrastructures – et tous les autres secteurs qui sont essentiels à l’édification des nations. Comment est-ce que l’institution BAD s’est comportée pendant cette période? Comment a-t-elle contribué à la construction des nations  africaines?

Peu de gens en diront le contraire ! Bâtir une solide banque régionale de développement pour l’Afrique était essentiel. Mais une telle institution ne peut pas continuer de croître sans faire le point sur sa situation. Elle doit sans cesse réévaluer son bilan, ses buts et ses espoirs. Cela explique aussi pourquoi la BAD a une fonction Indépendante d’Evaluation du Développement (IDEV). Pour plus de la moitié de l’existence de la BAD, IDEV a contribué significativement à la trajectoire de la Banque dans plusieurs secteurs clefs : Etats Fragiles, Genre, Agriculture, Développement du Secteur Privé, Intégration Régionale, et plus encore. Ainsi donc, en raison de son travail, IDEV est un dépositaire riche en savoirs tirés des opérations de la Banque, et de  sa contribution à l’édification des nations africaines.

IDEV est donc dans une position privilégiée unique de pouvoir aider la BAD à apprendre de sa propre expérience.

En ce moment critique de l’histoire de la Banque – le jubilé d’or -alors que la Banque commémore son passé et planifie son avenir, IDEV réunit des experts en évaluation et en développement du monde entier pour la 4e semaine de l’évaluation de la BAD.  L’objectif de la rencontre est de  partager les leçons de 50 années de développement et de proposer des solutions innovatrices pour l’avenir. En cette occasion spéciale, la semaine de l’évaluation sera un forum de deux jours.

La semaine de l’évaluation va permettre aux participants d’examiner de façon critique  comment l’Afrique s’est comportée dans  les domaines clefs qui contribuent à l’édification des nations tels que (le leadership pour le développement, la gouvernance et la redevabilité, le développement des infrastructures, le développement du secteur privé, l’intégration régionale économique, la transformation structurelle et la question du genre et l’inclusion financière.

Les participants sont invités à partager et échanger leurs savoirs sur ce qui marche, ce qui ne marche pas du tout et comment améliorer cela.  Ils sont aussi invités à partager les leçons et les meilleures pratiques tout en proposant des solutions novatrices aux défis ayant entravés la croissance et le développement des nations africaines au cours des 50 années écoulées.

La semaine de l’évaluation a démarré en 2006 avec le tout premier prix de l’évaluation. Cet évènement est devenu par la suite Semaine de l’Evaluation avec des participants venus du monde entier. C’est un moyen pour IDEV de promouvoir la culture d’évaluation.