Programme de formation et séminaires

Le programme d’activités 2015 traduit l’adaptation aux défis de développement qui interpellent l’Afrique au regard de la nouvelle Stratégie décennale de la Banque, axée sur la transformation de l’Afrique.

Les besoins de la Banque et du continent en matière de développement des capacités augmentent, nécessitant des interventions stratégiques pour repositionner efficacement l’Afrique sur le chemin de la transformation. Les pays membres régionaux doivent être formés à l’utilisation des outils financiers améliorés de la Banque, notamment les règles de passation de marchés et de décaissement et les instruments d’analyse et d’atténuation des risques. Il est impératif que le continent dispose de capacités de gestion et d’analyse de la dette dans un contexte où davantage de pays se  rapprochent du point d’achèvement de l’initiative PPTE et envisagent de réaliser des objectifs de développement durable plus élevés. La capacité des pays à concevoir, élaborer et mettre en œuvre une bonne gouvernance financière, le financement des infrastructures pour faciliter le commerce et l’intégration régionale ainsi que l’autonomisation des femmes sont des étapes essentielles en vue du financement du développement de l’Afrique après 2015. Les besoins en capacité de rédaction et de négociation de contrats portant sur les ressources naturelles demeurent aigus dans un contexte marqué par de fortes fluctuations des cours des matières premières en Afrique. Il est tout aussi urgent d’éliminer toutes les poches de fragilité dans un certain nombre d’États membres afin de les aider à tirer parti des efforts de développement en cours.

Pour ce faire, il est important de mettre en pratique des connaissances de plus en plus vastes en vue d’interventions stratégiques plus précises.

Le programme de cette année consolide les innovations précédentes tout en s’appuyant sur quelques nouvelles approches. Les domaines thématiques restent au cœur du programme. La panoplie d’outils de décaissement, de passation de marchés et d’exécution de projet seront principalement mis à disposition dans un environnement électronique. Cette mutation devrait favoriser les interactions et le partage tout en permettant de bâtir une base de connaissances plus importante en un laps de temps relativement plus court. L’importance relative et la pertinence de ces outils vont se renforcer cette année, tout comme la prévision et la modélisation des politiques macroéconomiques.

Cette année, le catalogue des ateliers comprend également des partenariats externes, ainsi que la collaboration interne avec un accent particulier sur les activités de développement des capacités au sein du Complexe de l’Économiste en chef-Vice-président, et qui se traduisent par des ateliers sur la collecte et le traitement des données, des ateliers sur la gestion de l’additionnalité et l’évaluation des résultats au plan du développement.

Les efforts sont tous orientés vers le renforcement de l’efficacité et de l’efficience des projets ainsi que vers le maintien des activités de transformation dans le cadre de la Stratégie décennale de la Banque.

Le programme d’activités de cette année aura donc, me semble-t-il, un impact positif sur les activités de projets financés par la Banque dans les pays membres régionaux.

Bernadette Dia Kamgnia
Directrice par intérim de l’Institut africain du développement
Banque africaine de développement

 


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