Rapport sur le développement en Afrique 2012 - « Vers la croissance verte en Afrique »

Le rapport discute de la nécessité et de la faisabilité de la transition vers la croissance verte pour permettre au continent africain de se placer sur des sentiers de développement durable. Le rapport démontre pourquoi la croissance verte représente un important paradigme de développement pour gérer les défis du 21ème siècle tels que la dégradation environnementale, le changement climatique, la croissance démographique et la transformation des marchés. Tandis que la croissance verte requière une approche plurisectorielle, elle souligne la portée de la prise en compte de considérations environnementales en matière d’agriculture, de foresterie et d’autres ressources naturelles ainsi que d’énergie propre et de transport durable. Le rapport montre que ces solutions n’apportent pas seulement des résultats bénéfiques sur le plan environnemental mais qu’elles contribuent également au développement économique de l’Afrique et à la satisfaction des besoins sociaux.

Principaux messages

  • Le changement climatique constitue une sérieuse menace pour la croissance économique à long terme de l’Afrique ; bien que l’Afrique ne soit responsable que de moins de 4 pourcent des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), le continent a de grandes chances de souffrir le plus des effets du changements climatique étant données sa forte sensibilité au changement climatique et sa capacité d’adaptation relativement faible. En outre, le 21ème siècle met l’Afrique face à d’autres défis en matière de développement. Il s’agit notamment de la croissance rapide de la population et des changements démographiques qui y sont relatifs, y compris une urbanisation rapide ainsi que la hausse de la demande des produits alimentaires et des ressources naturelles qui y sont associées à un moment où celles-ci sont sur le déclin.
  • La poursuite d’un programme de croissance verte nécessitera que les pays réalisent des investissements « intelligents », en se concentrant sur les actions qui sont nécessaires maintenant pour permettre d’éviter des coûts supplémentaires à l’avenir. Cela comprend notamment l’investissement dans les infrastructures, l’énergie et les zones urbaines durables ; une meilleure gestion des ressources naturelles, y compris les terres, les forêts et les minerais ; le renforcement de la résilience économique, sociale et physique, y compris la résilience aux catastrophes naturelles et au changement climatique ; et le renforcement de la sécurité alimentaire.