Chapitre 1. La croissance récente de l’Afrique a été généralisée et persistante

Principaux messages

  • Durant les quinze dernières années, l’Afrique s’est développée beaucoup plus rapidement que de nombreuses autres régions du monde. Les principaux facteurs qui ont contribué à cette croissance sont à la fois i) internes : amélioration de la qualité de la gouvernance et des institutions, renforce-ment des politiques et des performances macroéconomiques, conditions plus favorables aux activités agricoles, émergence d’une classe moyenne, situation politique plus stable, et ii) externes : flambée des prix des produits de base, et entrées d’investissements directs étrangers (IDE).
  • Cet essor récent de la croissance en Afrique a été général, ne se limitant pas aux pays dotés de ressources naturelles et d’atouts géographiques. Une part croissante des recettes tirées des ressources naturelles explique l’augmentation du revenu national brut (RNB) par habitant dans les pays exportateurs de produits miniers, mais la tendance est inverse dans certains pays riches en pétrole.
  • Les principaux obstacles à la croissance future de l’Afrique tiennent à la difficulté de maintenir ces taux de croissance et de favoriser la transformation : i) Même si la reprise de la croissance dure depuis quinze ans déjà, elle ne pourra se maintenir dans le temps que par l’amélioration des technologies de production, de l’infrastructure et du capital humain, et par l’assainissement du climat des affaires ; ii) plus important encore, la transformation structurelle n’a pas encore eu lieu : en effet, les effectifs du secteur agricole, qui ne cessent de décroître, sont absorbés non pas par les industries manufacturières à forte intensité de main-d’œuvre, mais par les secteurs des services ( commerce) à faible valeur ajoutée, ou par le secteur informel.