Perspectives économiques en Afrique 2010

La publication annuelle Perspectives Economiques en Afrique (PEA) est un produit conjointe de la Banque Africaine de Développement, du Centre de Développement de l’OCDE et de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, réalisée avec le concours financier de la Commission Européenne et du Comité du Groupe des Pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Les PEA s’intéressent dans leur édition 2010 à 50 pays africains, contre 47 l’année dernière.

Les PEA présentent des perspectives prometteuses pour le continent, qui devrait voir sa croissance moyenne remonter à 4,5 % en 2010 et 5,2% en 2011, après le sérieux ralentissement induit par la crise financière et économique mondiale. Après la détérioration de 2009, le solde budgétaire et le compte courant devraient s’améliorer. Tombée de 10,5 % en 2008 à 5,9 % en 2009, l’inflation (médiane) devrait encore reculer à 5,4 % en 2010 et à 5,2% en 2011.

La reprise sera inégale à travers le continent. Si toutes les régions et presque tous les pays devraient connaître une croissance plus élevée, la récession n’en laissera pas moins des traces. L’Afrique Australe, la région la plus durement touchée en 2009, se remettra plus lentement que les autres. L’Afrique de l’Est, qui a mieux supporté la crise mondiale, devrait encore enregistrer la croissance la plus élevée en 2010/2011.

En 2010, les Perspectives Economiques en Afrique ont pour thème « la mobilisation des ressources publiques et l’aide ». Nombreux sont encore les pays africains qui dépendent fortement de l’aide. Par le passé, les donateurs ont accordé peu d’attention à la mobilisation des ressources publiques. Pourtant, si une part plus importante de l’aide y était consacrée, les pays deviendraient à long terme moins tributaires de l’aide, dans l’intérêt des bénéficiaires et des donateurs. Le rapport identifie en particulier l’imposition de l’immobilier urbain comme moyen pouvant être facilement utilisé avec l’aide des partenaires au développement. Ce type d’imposition est progressif et peut être adapté au rythme rapide d’urbanisation de l’Afrique et au besoin correspondant de financement de l’infrastructure urbaine.