14,73 millions de dollars de la BAD à la Guinée pour appuyer les réformes économiques et financières du pays

14/07/2016
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Le Conseil d’administration du Groupe  de la Banque africaine de développement (BAD)  a approuvé, le 13 juillet 2016 à Abidjan, en faveur de la Guinée, deux dons et deux prêts d’un montant total de 14,73 millions de dollars américains pour le financement de la troisième phase du Programme d’appui aux réformes économiques et financières (PAREF III).

Les dons proviennent du Fonds africain de développement (FAD) et de la Facilité d’appui à la transition (FAT) d’une valeur de  5,71 millions de dollars et de 1,57 million de dollars, et  de deux prêts, l’un de 4,06 millions de dollars alloué par le FAD, et l’autre de 3,39 millions de dollars  accordé par le FAT. Le total de ces approbations s’élève à 14,73 millions de dollars EU.

L’objectif de développement du programme est de promouvoir une croissance économique forte et inclusive à travers l’amélioration de la gouvernance économique et financière, grâce à un système des finances publiques plus efficace et transparent et un secteur privé redynamisé, à travers deux composantes opérationnelles : le renforcement de la gestion des finances publiques et  l’amélioration du climat des affaires et de la gouvernance dans les secteurs de l’énergie et des mines. PAREF III fournira l’assistance financière dont le pays a urgemment besoin pour faire face aux chocs exogènes, notamment la crise de l’épidémie d’Ebola et les fluctuations des cours des matières premières.

Malgré des progrès appréciables enregistrés en termes de gouvernance économique et financière, la Guinée continue de faire face à des contraintes majeures pour son développement. Les plus grands défis du pays pour accéder à une croissance économique forte et inclusive demeurent:  la faible diversification de l’économie et le faible niveau de développement du secteur privé;  les déficiences dans la gouvernance financière qui engendrent d'importants déficits budgétaires conduisant à une forte augmentation de la dette intérieure; un faible niveau de compétences de la main d’œuvre ; et  les déficiences dans les infrastructures de base telles que l’électricité, l’eau et les transports.

Les principaux résultats attendus du Programme devant contribuer à l’atteinte des objectifs de développement sont : une amélioration de la transparence dans la gestion des fonds publics et de la mobilisation des ressources budgétaires internes; un secteur privé redynamisé à travers l’amélioration du cadre réglementaire et institutionnel des affaires et la promotion de l’entreprenariat local.

Le directeur du Département de la Gouvernance et des Réformes Economiques et Financières de la BAD, Jacob Mukete,  a indiqué que « l’appui budgétaire aide à la mise en œuvre de la stratégie de relance et de résilience socioéconomique post-Ebola 2015-2017 et de l’agenda des réformes du gouvernement. La Banque joue un grand rôle dans le dialogue sur les réformes des finances publiques, la promotion du secteur privé, et la gouvernance des secteurs minier et de l’énergie en Guinée».

Le programme a été préparé en étroite coordination avec les partenaires techniques et financiers notamment le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, l’Union européenne, et l’Agence française de développement pour assurer une synergie et une complémentarité dans les domaines de réformes supportées par le programme.