Rapport annuelle 2010 - Investir dans l’infrastructure

08/06/2011
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Avec plus de 70% de ses approbations totales consacrées au secteur de l’infrastructure en 2010, la Banque africaine de développement a confirmé son statut de leader dans ce domaine.

Les approbations en faveur des projets d’infrastructure ont atteint près de 4 milliards USD en 2010, soit la plus grande allocation sectorielle. Le transport a obtenu la majeure partie des financements (47,6 %), suivi de l’énergie (34,1 %), de l’eau et de l’assainissement (17,1 %) et des communications (1,2 %).

Ces chiffres ont continué de refléter l’alignement de l’institution sur sa Stratégie à moyen terme (2008-2012), qui fait de l’infrastructure un des domaines majeurs d’intervention. Cet appui a essentiellement ciblé les projets et programmes de grande envergure, notamment l’infrastructure transfrontalière et l’intégration régionale.

La BAD est ainsi le principal bailleur de fonds pour les investissements ciblant l’énergie en Afrique.

La BAD a approuvé un montant total de plus de 1,3 milliard USD pour 14 nouvelles opérations  dans le secteur de l’énergie, dont 11 opérations du secteur public d’une valeur de plus de 1,1 milliard USD.

En ce qui concerne le transport, pour s’assurer que les projets d’infrastructure ne dépassent pas les coûts (problème récurrent), la BAD a commencé à revoir les pratiques de passation de marchés et d’exécution des projets dans ses pays membres pour réduire la volatilité des coûts de construction à l’échelon international. Elle a également intensifié ses efforts pour l’établissement de partenariats avec d’autres bailleurs de fonds et l’octroi de prêts supplémentaires.

La BAD a commencé par ailleurs à aligner son portefeuille transport sur les objectifs de sa Stratégie pour le secteur de l’agriculture (2010-2014), approuvée en 2010. Huit projets approuvés en 21010 visent à réduire les coûts de transport, abaisser le coût des intrants agricoles, améliorer l’accès aux marchés et augmenter les prix à la production.

Pour le secteur de l’eau et de l’assainissement, la BAD a continué à accorder une très haute priorité à son appui au secteur dans le contexte de la rareté croissante de l’eau, exacerbée par le changement climatique, la dégradation de l’environnement, une démographie galopante et l’urbanisation. La productivité du secteur de l’agriculture et sa capacité à nourrir les populations du continent sont tributaires d’un approvisionnement suffisant en eau. En outre, la résilience de ce secteur a une incidence directe sur le cheminement de l’Afrique vers les autres objectifs du Millénaire pour le développement, notamment ceux qui sont liés à la croissance, à la pauvreté, à la santé (notamment la mortalité infantile et la santé maternelle), à l’éducation et au genre.

Les interventions de la BAD dans ce domaine sont axées sur la mise en valeur et la gestion durables des ressources en eau sur le continent. À la fin de 2010, la BAD finançait 69 opérations dans le secteur de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement dans 32 pays africains, pour un montant total d’environ 2,7 milliards USD. Les prêts, dons et fonds spéciaux approuvés en 2010 pour l’ensemble du secteur de l’eau et de l’assainissement se sont élevés à 700 millions USD. Les interventions couvrent l’alimentation en eau potable, la gestion des ressources en eau, l’assainissement et l’hygiène, le renforcement des capacités et les programmes d’appui aux réformes.

La principale innovation concerne l’alimentation en eau et l’assainissement dans les États fragiles. La BAD y a intensifié son engagement et mène une étude pour établir des directives et des outils propres à améliorer l’exploitation des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans ces pays très vulnérables.

Enfin, dans le domaine des TIC, deux projets ont été approuvés pour un montant total d’environ 50 millions USD : le projet multinational Satellite 03B qui permettra de construire et d’exploiter une constellation de 8 satellites sur orbite terrestre moyenne au-dessus de l’Afrique, et une étude de faisabilité pour un parc technologique à Praia, en vue d’améliorer le climat des affaires par la modernisation de l’infrastructure TIC du Cap-Vert.