Conférence économique africaine 2014 : savoir et innovation à l’honneur

21/10/2014
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Le rôle crucial que doivent jouer le savoir et l’innovation dans le développement de l’Afrique sera au cœur de la Conférence économique africaine (CEA) de cette année, qui se tiendra du 1er au 3 novembre 2014 à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Organisée chaque année par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, cette conférence offre une occasion unique d’étudier la façon de mettre à profit l’industrie africaine de la connaissance, dans le but de transformer le continent et d’y assurer une croissance inclusive.

Les participants à la CEA – pour la plupart, des décideurs politiques, chercheurs, praticiens du développement et leurs pairs venus d’Afrique et d’ailleurs –, étudieront les approches et les cadres actuels de l’acquisition de connaissances. Ils évalueront également l’efficacité avec laquelle les institutions africaines pour la connaissance et l’innovation contribuent à améliorer les compétences, la technologie et dles capacités d’innovation. Ils aborderont également les politiques indispensables à l’acquisition de connaissances et à l’innovation, qui permettront de concrétiser le programme de transformation de l’Afrique.

Le thème de la CEA 2014, « Savoir et innovation pour la transformation de l’Afrique », s’inspire de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de la Position commune africaine sur l’Agenda de développement post-2015, qui font des sciences, des technologies et de l’innovation les grands piliers du développement de l’Afrique.

Les organisateurs en sont convaincus : le continent est en marche vers « une Afrique intégrée, prospère et pacifique, propulsée par ses propres citoyens, et représentant une force dynamique à l’échelle internationale », et sa réussite dépendra « du savoir-faire, des technologies et des compétences engrangés et axés sur l’innovation ».

Bien que les pays africains soient tout à fait conscients du fat que leur développement dépendra du rythme auquel ils acquerront des compétences technologiques et de la qualité de ces compétences, ils accusent un sérieux déficit de compétences dans des domaines cruciaux pour atteindre les objectifs de la transformation structurelle. En Afrique, un grand nombre d’ingénieurs et de diplômés des facultés de sciences demeurent sans emploi, ce qui souligne (outre la lenteur de la transformation structurelle) l’inadéquation entre la demande et l’offre de compétences sur le continent.

« En Afrique, la majorité des diplômés d’universités est constituée de licenciés en sciences humaines et sociales, les étudiants en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques représentant moins de 25 % des effectifs inscrits à l’université », est-il précisé dans les notes d’information disponibles à la veille de la conférence.

On y lit que « les instituts d’enseignement supérieur et les groupes de réflexion dédiés aux enjeux du développement ont eu beau proliférer depuis les années 1950, en Afrique, cela n’a pas pour autant aidé à réduire le déficit des compétences sur le continent ».

S’agissant des compétences relationnelles, la Banque opère un constat : les entreprises africaines ne pourront renforcer et déployer la portée et la qualité de liens industriels, que si elles se dotent de compétences et de technologies propres à améliorer les méthodes de production et qu’elles identifient les débouchés commerciaux. De même, l’entrée dans les chaînes d’approvisionnement et de valeur d’envergure mondiale suppose que les entreprises africaines perfectionnent leur compétitivité, répondent aux normes techniques internationales et adoptent des pratiques de fabrication de niveau mondial.

La conférence se déclinera en réunions plénières et en sous-comités, au cours desquelles d’éminents universitaires et d’importants décideurs politiques, acteurs commerciaux (dont de nouveaux entrepreneurs du monde technologique et numérique et des jeunes) et leaders d’opinion, ainsi que des représentants d’organisations homologues, feront des présentations et animeront des débats.

Les réunions en sous-comité permettront de procéder à une analyse technique approfondie des principales questions que recouvre le thème de la conférence. Les sous-thèmes permettront de débattre plus largement de la capacité de transformation actuelle de l’Afrique et de mieux comprendre comment mieux réorienter les politiques adoptées.

Parmi les sous-thèmes, citons l’acquisition de connaissances en vue de la transformation structurelle ; les technologies au service de la transformation de l’Afrique ; et comment combler le déficit de compétences.

Pour en savoir plus, consultez http://www.afdb.org/fr/aec-2014/.

Pour vous inscrire : www.uneca.org/content/registration-form-aec-participants