Démarrage de la deuxième conférence économique africaine à Addis-Abeba

15/11/2007
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Démarrage de la deuxième conférence économique africaine à Addis-Abeba

Addis-Abeba, le 15 novembre 2007 – La deuxième Conférence économique africaine portant sur le thème « Opportunités et défis au développement de l’Afrique sur la scène mondiale » et organisée conjointement par la Banque africaine de développement et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique a été ouverte ce jeudi à Addis Abeba (Ethiopie) par Ato Mekonnen Manyazewal,  ministre de l’économie et des finances de la République démocratique d’Ethiopie.

Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire exécutif de la CEA, Abdoulie Janneh, a déclaré que « la conférence, qui vient à un moment où l’Afrique est confrontée à de sérieux défis, offre l’occasion de partager le savoir sur les différents volets du développement économique ». Il a noté également la forte présence de la diaspora  africaine à la conférence, en ajoutant que la collaboration entre les experts du continent et ceux de la diaspora était plus que nécessaire. Selon Abdoulie Janneh, la production et la dissémination du savoir est d’importance capitale.

« Nous avons besoin d’être plus créatifs dans la production et la dissémination du savoir. De nos jours, la connaissance pourrait être considérée comme un bien public », a-t-il dit. Il a ensuite invité les experts africains à participer activement dans les initiatives de partage du savoir tout en mentionnant que l’Afrique a besoin d’un savoir autogénéré en vue d’atteindre ses objectifs de développement. Il a ajouté qu’il est évident que la contribution des experts externes est également une source d’enrichissement.

S’adressant à la conférence, au nom du président de la Bad, M. Donald Kaberuka, l’économiste en chef de la BAD, M. Louis Kasekende, a affirmé que la Bad et la CEA sont d’avis que la connaissance est un élément important pour contribuer à une  croissance durable et à l’éradication de la pauvreté. Il a noté que les deux institutions ont inscrit au centre de leurs préoccupations la gestion du savoir. Selon M. Kasekende, « l’importance que les deux institutions attachent à la gestion du savoir a abouti à mettre davantage l’accent sur l’assistance technique et le renforcement des capacités, notamment sur la recherche économique comme soutien à la formulation et la mise en œuvre des politiques ».

« En vue d’optimiser nos efforts au niveau de la recherche, l’analyse politique et la dissémination de l’information, nous avons besoin d’utiliser plus de compétences des universitaires et des chercheurs aussi bien en Afrique qu’à l’extérieur », a-t-il ajouté.

M. Kasekende a par ailleurs mis l’accent sur la plateforme d’échange d’idées entre les économistes et les décideurs politiques que constitue la conférence économique africaine. Elle fournit également aux économistes l’accès à l’information en vue d’améliorer la qualité de la formulation des politiques économiques dans la région.

La conférence économique africaine s’est positionnée comme un centre d’intérêt pour l’échange d’information sur les questions liées au développement économique. Les participants discuteront sur des sujets aussi importants que sont le commerce, la microfinance, les réglementations monétaire et financière et le genre.


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