Abuja - Réunion du Comité des ministres africains des Finances et gouverneurs de banque centrale (Comité des Dix)

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Date: 14/07/2009
Lieu: Abuja, Nigeria
c10

La crise économique et financière continue de retenir l’attention internationale. Le ralentissement économique s’avère plus grave et la relance sera plus lente que prévu. Il est reconnu que l’impact sur les pays à faible revenu devrait être dûment pris en considération. Les BMD ont pris des mesures exceptionnelles en guise de réponse, mais il faudra reconstituer leurs ressources plus tôt que prévu. Le débat se poursuit sur les rôles respectifs des institutions, sur la représentation et la participation.

Pour le reste de l’année 2009, la communauté internationale accordera une attention accrue à l’impact de la crise financière et économique, ainsi qu’aux réponses mondiales. Les perspectives et les points de vue de l’Afrique doivent être entendus. Les représentations se poursuivront afin l'Afrique puisse faire entendre sa voix dans les politiques de développement et les enjeux qui la concerne. Après le Sommet du G8, en Italie, 8-10 juillet 2009, l’attention sera retenue par le processus de préparation du Sommet des dirigeants du G20 prévu le 26 septembre 2009 à Pittsburgh.

Le 12 novembre 2008, les dirigeants de la Banque africaine de développement, de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique ont organisé une rencontre des ministres africains des finances et des gouverneurs de banques centrales à Tunis, Tunisie, pour échanger sur la crise financière et économique internationale. La rencontre a permis la mise en place du Comité des Dix, mis sur pied pour analyser la crise et pour proposer des recommandations aux chefs d’Etat africains. Le 17 mars 2009, le Comité a présenté un rapport intitulé « L’impact de la crise sur les économies africaines – Poursuivre dans la voie de la croissance et de la réduction de la pauvreté, Perspectives africaines et recommandations au G20 », remis au Premier ministre britannique Gordon Brown. M. Brown a accueilli le sommet du G20 à Londres en avril 2009.

Discours du président de la BAD

"L'ampleur des crises auxquelles nous sommes confrontés exigent une action internationale vigoureuse. Cela touche à la volonté politique, et c'est pourquoi nous sommes ici, pour galvaniser cette volonté- pour accomplir ce que nous devons faire nous-mêmes et pour signaler ce que le G20 devrait faire. "-Le président Kaberuka, lire le discours.

Messages clès 

La réunion a émis les messages suivants :

  • La mise en œuvre urgente de l'ensemble des engagements pour répondre aux besoins des pays à faible revenu, et de l'Afrique.
  • Respect des engagements existants et à la mobilisation de ressources additionnelles, réitérant l'appui de la Banque à l’augmentation de ses capitaux et le début de la reconstitution des ressources ;
  • Plus grande marge de manœuvre (en particulier liée au Cadre de viabilité de la dette);
  • Une plus grande flexibilité des instruments financiers et soutien accru à la mise en œuvre de tels instruments, pour faciliter leur adoption par les utilisateurs finaux (notamment en termes de renforcement des capacités des banques et de couverture de change) ;
  • Un soutien pour accroître les efforts de mobilisation des ressources nationales notamment en matière de réformes fiscales et de renforcement des systèmes de collecte des recettes;
  • Support pour renforcer les cadres et les systèmes de gestion des dépenses pour démontrer l’engagement de l’Afrique au l’atteinte de résultats dans ses efforts de développement et à l'utilisation optimale des ressources intérieures et extérieures ;
  • Mise en garde relativement à l'absence de consultation des parties prenantes africaines pour les informer des réformes discutées au système financier de réglementation et de contrôle ;
  • Une plus grande participation de l'Afrique (par opposition à sa simple présence) dans le processus de G20 et au-delà, notamment dans le processus de révision de l'allocation des rôles entre les institutions financières internationales, et assurer une plus grande représentation des l'Afrique au sein de la Banque mondiale et du FMI ;
  • L'inclusion dans l'agenda du G20 des questions liées à la production inéquitable et non durable des modèles de consommation.

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