Adieu 2015, année d’exception pour le développement mondial. Bienvenue 2016, année des réalisations !

23/12/2015
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2015 restera dans les annales comme l’année où le monde a décidé qu’était enfin venu le temps de mettre de côté les différences individuelles pour forger un nouveau modèle de développement pour la planète. Un modèle qui, s’il est appliqué avec succès, non seulement mettra fin à l’extrême pauvreté telle que nous la connaissons, mais fera aussi reculer la menace du réchauffement climatique et ouvrira une nouvelle ère de développement durable à l’échelle mondiale.

La Conférence sur le financement du développement (Finance for Development Conference), qui s’est tenue en juillet 2015 à Addis-Abeba, a permis d’accomplir l’indispensable travail préparatoire aux ambitieux Objectifs de développement durable, que la communauté internationale a adoptés en septembre à New York. Incontournables dans le débat sur le développement mondial, les banques multilatérales de développement ont redoublé d’efforts, comme jamais auparavant, et défini une position commune qui stipule que les milliers de milliards de dollars EU qui seront nécessaires au financement des ODD doivent conduire à repenser entièrement  la façon de financer le développement. Le financement du développement ne consistera plus en une aide, mais se fera à travers les politiques et les finances mêmes des pays et grâce à un partenariat entre gouvernements, les praticiens du développement et secteur privé.

Forte du succès du Sommet des Nations unies sur le développement durable (United Nations Sustainable Development Summit) qui s’est tenu à New York, la communauté internationale s’est rendue à Paris, en décembre 2015, pour la COP21. Ce sommet sur le climat a débouché sur un accord historique pour plafonner l’augmentation de la moyenne mondiale des températures à moins de 2°C au-dessus du niveau de l’ère préindustrielle. Les pays développés ont accepté de réduire leurs émissions en termes absolus et de fournir une aide financière et technique aux pays en développement en ce qui concerne à la fois l’atténuation et l’adaptation.

2015 a été une année charnière, pour la communauté internationale, mais aussi pour le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), bien représenté à chacun des événements internationaux précités et qui a joué un rôle central dans la formulation des espoirs et des ambitions du continent africain. Au cours de l’année, la Banque a mené à bien la relocalisation de son personnel de Tunis à Abidjan et fait aussi ses adieux à son président, Donald Kaberuka, à la tête de l’institution depuis dix ans. Au terme d’élections transparentes et âprement disputées, la Banque a ainsi salué l’arrivée d’Akinwumi Adesina, le huitième président élu de son histoire.

L’année 2016 approche à grands pas et le vrai travail, qui consiste à traduire les ambitions de 2015 en réalités, va maintenant commencer pour de bon.

Le Conseil d’administration de la Banque a envoyé à son personnel et à sa direction un signal de soutien très fort, en approuvant une augmentation de 19 % du budget de la Banque – une hausse sans précédent. Pour nous, le chemin qu’il reste à parcourir est clair. Guidée par sa vision et les ambitions de sa Stratégie décennale pour 2013 à 2022, la Banque aura pour rôle, dans les années à venir, d’éclairer l’Afrique, de la nourrir, de l’industrialiser, de l’intégrer et d’améliorer la qualité de vie des Africains. Pour atteindre ces objectifs, l’institution doit devenir un centre d’excellence, où la médiocrité n’a pas sa place. Nous le devons à nos actionnaires, mais surtout à tous nos clients, qui attendent de nous que nous jouions notre rôle de première institution de financement du développement du continent. Ensemble, nous ferons de ce développement une réalité !