Les Assemblées annuelles 2009 de la BAD seront neutres en carbone - La Banque procure des crédits de carbone pour 1 200 participants

29/04/2009
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Tunis, 29 avril 2009 - La Banque africaine de développement (BAD) a officiellement indiqué que les Assemblées annuelles 2009  seront neutres en carbone suite à l'acquisition de crédits  carbone d’un montant de  85.400 euros pour compenser des émissions de CO2 générées dans le cadre des assises qui se tiendront à Dakar, Sénégal, du 13 au 14 mai 2009.

« C’est avec grand plaisir que je voudrais vous informer que nos assemblées annuelles de cette année seront officiellement neutres en carbone, »  a annoncé la vice présidente  Zeinab El-Bakri,  mercredi à Tunis, tout en soulignant que la réunion de Dakar a été certifiée neutre en carbone et dénommée  « Conférence de la BAD en harmonie avec le climat » par l’ONG  Atmosfair,  un organisme innovateur et pionnier dans le processus de compensation du carbone.

Selon Mme El Bakri, le coût pour rendre neutre en carbone les assemblées annuelles 2009 a été évalué sur la base des expériences passées à 85.400 euros en prenant en compte le fait qu'environ 1,200 personnes voyageront régionalement à travers le continent pour assister à ces réunions.

« En achetant ces crédits carbone, nous avons acquis le certificat officiel avec lequel nous pouvons maintenant déclarer que nos assemblées sont neutres en carbone et un événement en phase avec le climat »,  a-t-elle souligné.

Les émissions de CO2 des réunions annuelles sont liées à des vols en avion, du transport local, de la consommation de papier et d'énergie à la fois sur les lieux de réunion et d'hébergement. Ce qui ne peut être évité mais doit être compensé. L’ONG qui vend des certificats de réduction sur le marché volontaire utilisera les montants pour mettre en œuvre des projets de réduction de CO2 dans des pays en voie de développement.

Le commerce du carbone est un mécanisme basé sur le marché pour aider à atténuer la présence croissante du carbone dans l’atmosphère. Cette transaction est issue du protocole de Kyoto sur les changements climatiques, en 1997. Il est maintenant considéré comme le plus complexe des marchés du monde en la matière. Quelques 90 milliards de dollars ont été négociés sur le marché mondial en 2007. S’il est adopté à travers le monde, les transactions ultérieures seront gigantesques.  

Par ailleurs, le Groupe de la Banque a répondu à l’appel de la communauté internationale pour une gestion efficace des risques posés par le changement climatique, en mettant en place une stratégie dont l’objectif est d’apporter des solutions aux risques qui menacent la croissance économique durable en Afrique et de promouvoir la stabilité politique dans le monde. Le conseil d’administration de la BAD a approuvé, mercredi, 29 avril 2009 à Tunis, la stratégie de gestion des risques climatiques et d’adaptation, permettant ainsi sa mise en œuvre.  

L’élaboration de la stratégie a été déterminée par le fait que l’Afrique est plus vulnérable au changement et à la variabilité climatique, une situation compliquée par la faiblesse des capacités d’adaptation. Les experts prévoient que toutes les sous-régions du continent connaîtront une hausse de température, probablement plus élevée que la moyenne annuelle du réchauffement à l’échelle mondiale.  La plus grande partie de l’Afrique devrait enregistrer une baisse de la pluviométrie annuelle moyenne ainsi qu’une aggravation de l’aridité et de la sécheresse.  La baisse des précipitations et la hausse de la température risquent probablement de provoquer un assèchement climatique et une accentuation de l’aridité dans une partie encore plus grande du continent.

La stratégie de la Banque pour l’adaptation au changement climatique et la gestion des risques y afférents se fonde sur les résultats de plusieurs réunions régionales de consultations entre parties intéressées, ainsi que les recommandations du Groupe de travail du président sur le changement climatique. Elle vise essentiellement à favoriser l’élimination de la pauvreté et à contribuer à améliorer durablement les moyens de subsistance des populations des pays membres régionaux.