Ouverture officielle des assemblées annuelles 2010 de la BAD à Abidjan: les dirigeants africains saluent la performance de la Banque

27/05/2010
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Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, a officiellement ouvert les Assemblées annuelles 2010 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le jeudi 27 mai 2010 à Abidjan, en saluant l’augmentation des interventions de l'institution dans ses pays membres régionaux au cours des dernières années.

Le Président Gbagbo a notamment exprimé son plein appui aux domaines prioritaires des interventions du Groupe de la Banque : les infrastructures, l'intégration régionale, le secteur privé, l'enseignement supérieur et la recherche, ainsi que ses efforts pour atténuer l'impact du changement climatique sur le continent.

Il a déclaré qu'il n'y a pas de voie pour la Côte d'Ivoire, tout autre pays ou même région en Afrique, pour parvenir à un développement significatif sans résoudre les problèmes posés par l'absence de ces secteurs essentiels.

M. Gbagbo a déclaré que le gouvernement chercherait l'appui de la Banque dans ces domaines, ajoutant que le peuple et le gouvernement de la Côte d'Ivoire attendent avec impatience le retour de l'institution à son siège statutaire à Abidjan, d'où elle a été transférée à Tunis en 2003 à la suite de la crise politique du pays.

De son côté, le président malien, Amadou Toumani Touré, a félicité la Banque pour ses interventions dans les infrastructures ainsi que l'eau et l'assainissement dans son pays, soulignant que les interventions ont modifié le paysage dans certaines régions de son pays à tel point qu'il peut peine à reconnaître des zones qui pourtant lui étaient familières.

Peu avant, le président de la BAD, Donald Kaberuka, a passé en revue les activités menées par l'institution au cours de l'année écoulée, et noté que la Banque avait fait ses preuves pour l’Afrique, et démontré que, comme institution solide, elle sait ce qu’elle a à faire.

Dans son discours de 22 pages intitulé « Gérer le changement et les incertitudes, libérer le potentiel », M. Kaberuka a décrit comment l'institution a aidé de nombreux pays membres régionaux à surmonter les effets négatifs de la crise financière mondiale, en fournissant aux pays africains l'appui nécessaire pour leur permettre de développer leurs économies dans la durée.

Il a expliqué que la Banque a concentré en début de période des appuis budgétaires supplémentaires, financé le commerce et apporté de la liquidité pour atténuer l'impact de la crise financière dans les pays membres régionaux de l'institution. Son guichet du secteur privé a comblé le déficit laissé par les bailleurs de fonds qui s’étaient engagés dans des projets essentiels d'infrastructure. Fournissant cet appui, a-t-il dit, la Banque a fait preuve de souplesse, de créativité et de pro-activité, ce qui a permis de raccourcir considérablement le temps de réaction.

«À fin de 2009, nous avions fourni des concours à hauteur de 12,6 milliards de dollars EU, comparativement à 5,5 milliards de dollars EU l'année précédente», a déclaré M. Kaberuka, notant que la Banque est demeurée forte, avec une assise financière solide, des opérations ciblées et efficaces et une institution en évolution ».

Les grandes questions de l'ordre du jour des assemblées comprennent cette année l'élection du président du Groupe de la Banque, l'approbation de la sixième augmentation générale du capital et la douzième reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD), ainsi que la création de deux nouvelles circonscriptions, ce qui portera  le nombre des sièges de 18 à 20.

Les présidents Boni Yayi du Bénin, Faure Gnassingbé du Togo, Amadou Toumani Touré du Mali et l’ancien président Festus Mogae du Botswana assistent aux assemblées. Parmi les participants on note aussi la présence des premiers ministres du Burkina Faso, du Ghana et du Rwanda, entre autres hautes personnalités.

Se tenant généralement en mai, les assemblées annuelles de la BAD constituent le plus grand rendez-vous d'experts financiers et de développement sur le continent. Les participants des assemblées, dont le nombre dépasse 1 500, comprennent les ministres des finances, de hauts fonctionnaires, des dirigeants d'entreprise, des universitaires, des experts des médias, des représentants des organisations internationales et de la société civile.