Les Assemblées annuelles 2011 de la BAD neutres en carbone

09/06/2011
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La Banque africaine de développement (BAD) a officiellement fait de ses Assemblées annuelles à Lisbonne un évènement neutre en carbone.

L’annonce a fait suite à l’acquisition de crédits carbone après un investissement dans un projet de compost au Cap, en Afrique du Sud. Les émissions de CO2  des Assemblées annuelles sont liées aux voyages par avion, aux transports locaux, à la consommation de papier et d’énergie entre autres, tant sur le site des Assemblées que dans les hôtels. Ces émissions sont inévitables, mais doivent être compensées.

Le plan d’action 2011-2015 de la BAD sur le changement climatique

La BAD est activement engagée dans l’appui à l’Afrique pour ce qui est de relever les défis du changement climatique. En 2009, le Groupe de la BAD a élaboré un « Plan de stratégie de gestion du risque climatique et d’adaptation au changement ». Ce plan vise à renforcer les capacités des pays africains à gérer les risques associés au changement climatique.

Le plan aide aussi à veiller à ce que tout investissement financé par la Banque « passe avec succès le test climatique » en concevant, en mettant en œuvre et en gérant les investissements de manière à réduire à un coût minimal les impacts du changement climatique.

De manière globale, le plan entend réduire la vulnérabilité du continent au changement climatique et à soutenir une période de transition qui débouchera sur une économie des émissions des gaz à effet de serre.

Les réalisations concrètes

La BAD  a appuyé de nombreuses initiatives de promotion de l’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets sur les secteurs de l’agriculture, de l’eau, des transports et de l’énergie.

Selon les estimations, les ressources dont l’Afrique a besoin pour s’adapter au changement climatique et emprunter une voie de développement à faible intensité de carbone seraient comprises entre 22 et 31 milliards de dollars EU par an, d’ici l’année 2015.

La BAD reçoit de la part de ses pays membres régionaux de nombreuses demandes de financement dans le domaine du changement climatique. Comme le changement climatique pourrait mettre en danger les progrès modestes réalisés par le continent pour atteindre les objectifs de développement du millénaire fixés par les Nations Unies, la BAD s’est engagée à accéder aux demandes de ces pays pour les aider à relever les défis du changement climatique.

Lors de la conférence organisée en décembre dernier à Cancun, au Mexique, sur le changement climatique, le président de la BAD, Donald Kaberuka, a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle soutienne la création d’un fonds vert pour l’Afrique, qui serait hébergé par la Banque.

Ce fonds servirait de canal pour coordonner les efforts de l’Afrique visant à s’attaquer aux défis du changement climatique. Le Fonds vert de l’Afrique répondrait directement aux besoins et aux priorités de l’Afrique en matière de vulnérabilité au climat et de promotion d’une voie de développement à faible émission de carbone, au bénéfice de tous les Africains.