Les Assemblées annuelles 2013 de la BAD se pencheront sur la transformation structurelle de l'Afrique

14/02/2013
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L'Afrique se transforme, mais la transformation économique peut aller encore plus vite », juge Mthuli Ncube, économiste en chef de la Banque africaine de développement (BAD). Et de s’interroger : « Comment l’Afrique émergente peut-elle accélérer sa transformation structurelle et réaliser une croissance forte, durable et inclusive ? ».

L'Institut africain de développement – qui relève du Bureau de l'économiste en chef – organise, le 27 mai 2013, au Maroc, le séminaire de haut niveau des Assemblées annuelles, dédié à la thématique choisie pour 2013 – la transformation structurelle du continent africain.

Au nombre des participants, figureront d'éminents chercheurs, des fonctionnaires du secteur public, des représentants d’agences de développement ainsi que du secteur privé, des investisseurs internationaux et des membres de la société civile.

Au menu des discussions et échanges, outre les  problématiques relatives à cet enjeu de transformation structurelle et les progrès réalisés en la matière par l'Afrique, le niveau d'investissement dans les infrastructures, le besoin – urgent – de modernisation de l’industrie, les enjeux de l'agriculture et de la productivité agricole, la formation professionnelle, l'éducation et les innovations technologiques en Afrique, seront également à l’ordre du jour. Un accent particulier sera mis sur les facteurs qui favorisent la croissance, notamment en faveur de la classe moyenne, et les dividendes démographiques. Dans cette perspective, la question des villes et l'urbanisation, l'environnement institutionnel et réglementaire, les ressources naturelles du continent et les nouveaux partenaires pour l'Afrique seront aussi à l’agenda. Objectif du séminaire : esquisser des propositions et des recommandations à même de permettre à l’Afrique de faire un saut qualitatif pour réussir sa transformation économique structurelle inclusive.

Mthuli Ncube en est convaincu, l'Afrique doit se mondialiser et offrir des opportunités aux investisseurs – Africains ou pas –, qui vont dans le sens de ce mouvement vertueux. « Investir dans les infrastructures transformationnelles et inclusives exigera, non seulement le développement d’un secteur privé solide et un entrepreneuriat innovant, mais aussi la mobilisation des vastes ressources naturelles de l'Afrique, ainsi que tout le potentiel des technologies de l'information et de la communication (TIC) et la téléphonie mobile, tout en incluant, de façon adéquate, des droits de propriété garantis sur les actifs », a souligné l’économiste en chef de la BAD.