La BAD adopte la stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale

28/04/2011
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Tunis, le 27 avril 2011 – Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, mercredi 27 avril 2011, le Document de strategie d’intégration régionale 2011-2015.  Cette stratégie vise à réduire la pauvreté grâce au développement des infrastructures et au renforcement des capacités institutionnelles et humaines.

La stratégie est en phase avec les mandats du Groupe de la BAD et de l’Union africaine. Elle se traduira par la mise en œuvre des opérations régionales identifiées dans les programmes sectoriels des communautés économiques régionales, à savoir la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et la Commission de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Elle est particulièrement pertinente pour le Plan directeur consensuel sur les transports et le pool énergétique de l’Afrique centrale.

La stratégie s’appuie sur deux piliers. Le premier met l’accent sur le renforcement des infrastructures, dont la faiblesse est une contrainte de taille à la croissance économique de l’Afrique centrale. Le développement des infrastructures comprendra la protection du bassin du Congo, qui est vital pour la région et toute l’Afrique. Cette composante est conforme à la stratégie du Groupe de la Banque en matière de gestion du risque climatique et d’adaptation aux changements.

Le second pilier se concentre sur le renforcement des capacités des institutions régionales, essentiel pour la gestion des infrastructures dans le cadre de la stratégie de la Banque relative à la promotion de l’intégration régionale. Le projet contribuera à l’intégration des communautés de la région Afrique du centre, et renforcera l’appropriation des projets, tant au niveau de la région que des Etats membres.

L’Afrique centrale a le plus faible réseau d’infrastructures du continent, notamment en matière de transport et d’énergie. Ce qui a un impact négatif sur les capacités de production, les échanges régionaux et les conditions sociales des pays de la zone. C’est la région d’Afrique la moins intégrée, malgré son potentiel considérable en ressources naturelles.

La CEEAC comprend les 10 pays suivants : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, Sāo Tome et Principe et le Tchad.