Le Groupe de la BAD plaide pour une croissance forte, durable et partagée en Afrique

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Date: 20/09/2010
Lieu: New York

Afrique : les progrès par rapport aux objectifs anti-pauvreté associés à des politiques audacieuses et novatrices

L’Afrique a progressé de manière constante sur la voie de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). C’est ce que note un rapport lancé aujourd’hui par la Commission de l’Union africaine (CUA), la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l’Afrique et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Lire plus


Contexte

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, co-préside ce lundi 20 septembre 2010, à New York, avec  le Commissaire européen en charge du développement et de l’aide humanitaire, Andris Piebalgs,  une table ronde sur le thème : « Mobilisation de l'économie intérieure : atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) de façon durable.» L’événement se déroule en marge du Sommet des Nations-unies, consacré cette année aux OMD.  Pendant les travaux, les intervenants mettront l’accent sur les efforts pour atteindre les OMD.

Le président Kaberuka plaidera en faveur d’une accélération des efforts en direction des OMD en Afrique, avec comme préalable à une croissance forte, durable et partagée. Ce qui exige que les pays africains s’inscrivent dans une logique de renforcement des capacités des économies, à travers la promotion des secteurs vitaux, créateurs d’emplois. La stratégie de la BAD vise essentiellement à soutenir ses pays membres régionaux, dans leur recherche d‘une croissance forte et durable,  afin de créer des économies intérieures optimisées. En investissant dans l’infrastructure, la BAD libère le potentiel de production de ses pays membres régionaux, tout en allégeant les contraintes liées à l’approvisionnement, en favorisant la baisse des coûts de production, et en améliorant les relations entre les producteurs et les marchés.

Pour la seule année 2009, la Banque a financé pour environ 6 milliards de dollars de projets d’infrastructure en Afrique. Selon une étude du Consortium pour l’infrastructure en Afrique, les autres besoins en financement se chiffrent à environ 75,5 milliards de dollars par an.  La stratégie de la BAD en matière de développement du secteur privé est vitale pour la création d’emplois et la construction d’une économie résistante. Il en est de même pour sa stratégie en matière d’enseignement supérieur et technologique, qui permettra aux économies africaines de se positionner, avec des compétences avérées, dans un monde intégré de compétitivité technologique. L’appui à la gouvernance a joué un rôle stratégique dans l’ouverture des potentialités du secteur privé et de la compétitivité. La BAD investit également dans l’intégration régionale, en vue de l’expansion des marchés et du relèvement du niveau des  recettes fiscales.

Pour le Groupe de la BAD, la croissance économique est vitale pour accélérer l’atteinte des OMD. D’où la nécessité pour le continent de développer son assiette de recettes fiscales, en vue de réduire sa dépendance de l’aide et des capitaux extérieurs. Les crises économique et financière mondiales ont contribué aussi bien à la réduction des investissements sur le continent qu’à la baisse des exportations, sapant ainsi le budget de nombreux pays. Le renforcement des recettes, fiscales et non fiscales, contribuera au renflouement des caisses et au financement des investissements en matière d’infrastructure et de services sociaux. Il permettra également au continent d’amorcer une plus grande indépendance et de renforcer la fiscalité ainsi que les systèmes de dépenses publiques.

La BAD appuie ses pays membres régionaux dans le cadre des réformes des systèmes fiscaux, pour leur permettre de mobiliser des ressources internes, en vue du financement des infrastructures et du développement social. Le chemin est encore long ; néanmoins, les pays sont sur la bonne voie.

Participeront à la table-ronde de New York des représentants de l’OCDE, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de la Commission de l’Union africaine, de la Banque mondiale, du FMI, du Secrétariat ACP, des donateurs bilatéraux et multilatéraux, des organisations de la société civile et du secteur privé.