La BAD et les États-Unis annoncent un renforcement de leur partenariat

06/08/2014
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Le Président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a réaffirmé le mardi 5 août 2014 au Sommet Etats-Unis/Afrique le renforcement du partenariat entre les Etats-Unis et l’institution qu’il dirige. Selon Kaberuka, l’appui qu’apporte la Banque pour faire avancer l’initiative Power Africa s’élève à  3 milliards de dollars EU sur une période de 5 ans. Cet appui a été initialement annoncé par la BAD, partenaire pilier de Power Africa, sur le continent, en juillet 2013.

En 2013, les interventions de la BAD dans les pays cibles de l’Initiative (Éthiopie, Ghana, Kenya, Liberia, Nigeria et Tanzanie) se sont élevées à plus de 600 millions de dollars EU.

Les États-Unis et la BAD vont collaborer, dans le cadre de ce partenariat renforcé, pour valoriser l’utilisation des technologies hors réseau et mini-réseaux. Ils s’engagent aussi à appuyer le développement de la géothermie et à renforcer entre autres, le commerce régional de l’électricité entre les pays africains. Au cours de l’année à venir, la BAD prévoit d’engager environ un milliard de dollars EU pour appuyer des projets d’énergie dans les six pays cibles de l’initiative Power Africa.

Une fois mises en œuvre, ces opérations contribueraient pour 5 à 10 % de l’objectif fixé par Power Africa au développement de 10 000 MW de nouvelle production d’électricité en Afrique subsaharienne.

La BAD appuie les larges réformes du secteur de l’électricité et fournit une assistance technique, des financements et des garanties pour les projets de génération, de transmission et de distribution de l’électricité en Afrique. Le Groupe de la BAD – y compris le guichet de prêts concessionnels, le Fonds africain de développement (FAD), auquel contribuent les États-Unis – travaille directement avec les gouvernements et les investisseurs privés pour accompagner les réformes essentielles qui permettront d’attirer les financements publics et privés. Toutes choses qui vont renforcer les capacités du secteur de l’électricité en Afrique. Les engagements de la BAD dans le secteur de l’énergie en Afrique s’élèvent actuellement à 12 milliards de dollars et devraient augmenter de 2 milliards en 2015.

Exemples d’activités conjointes dans le cadre de ce partenariat pilier :

  • (i) le lancement en mars 2014 du Fonds africain des énergies renouvelables (FAER), un fonds qui doit permettre d’investir de manière significative dans les pays cibles de Power Africa et qui est coparrainé par le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA), un fonds fiduciaire multi bailleurs administré par la BAD et auquel les États-Unis ont apporté une contribution pluriannuelle de 20 millions de $EU ;
  • (ii) les services de conseil au gouvernement d’Éthiopie concernant les négociations de l’accord d’achat d’électricité dans le cadre du projet de géothermie de Corbetti, la plus grande installation utilisant la géothermie en Afrique, et ce, par le biais de la Facilité africaine de soutien juridique (hébergée à la BAD) à laquelle les États-Unis ont apporté une subvention de 3 millions de $EU ;
  • (iii) l’assistance au gouvernement du Ghana pour la préparation du programme d’action pour l’initiative Énergie durable pour tous (SE4ALL) qui complète le travail réalisé par les États-Unis pour le développement du prospectus d’investissement national pour SE4ALL ;
  • (iv) le rôle de chef de file dans le projet éolien du lac Turkana de 300 MW, pour lequel les États-Unis ont contribué au renforcement des capacités de la compagnie nationale afin de permettre une bonne intégration de l’énergie éolienne dans le réseau ;
  • (v) au Liberia, la collaboration avec les États-Unis et d’autres partenaires dans le cadre du programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (SREP) qui met l’accent sur les mini-réseaux et les services autonomes d’énergies renouvelables ;
  • (vi) l’accompagnement sur le programme de privatisation du secteur de l’électricité au Nigeria à travers grâce à du financement, des garanties de risques et le renforcement des capacités ;
  • (vii) le soutien au gouvernement de Tanzanie pour la mise en œuvre des réformes de son secteur de l’électricité et le développement des énergies renouvelables à travers des partenariats public-privé.