La BAD et le FMA renforcent leur partenariat en faveur du développement économique et financier de leurs 10 États-membres communs

10/10/2015
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Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi A. Adesina, et le directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe (FMA), Abdulrahman A. Al Hamidy, se sont rencontrés en marge des Assemblées annuelles 2015 de la Banque mondiale et du FMI à Lima, au Pérou. Ils ont évoqué ensemble les défis économiques auxquels font face les 10 États-membres africains communs à leurs institutions. Les deux dirigeants ont réaffirmé l’importance de leur partenariat pour mieux tirer parti de leurs compétences et avantages comparatifs respectifs au vu des développements économiques actuels à l’échelle régionale et internationale, qui entraînent une augmentation des besoins en financement dans plusieurs de ces pays.

La coopération de longue date entre la BAD et le FMA s’est récemment renforcée dans le cadre du partenariat de Deauville, avec la mise en place d’activités conjointes axées sur le développement des marchés de capitaux nationaux. Ainsi les deux institutions ont-elles mené, ensemble, des missions d’évaluation conjointes en Égypte, en Tunisie et au Maroc dans le cadre de l’initiative en faveur du développement du marché de la dette arabe (Arab Debt Market Development Initiative – ADMDI). Cette collaboration a donné lieu à la publication de trois rapports, portant sur la Tunisie et le Maroc (2013) et sur l’Égypte (2014), qui font état des progrès accomplis, listent les freins au développement des marchés de capitaux locaux et proposent des recommandations pour les éliminer.

A Lima, les discussions se sont concentrées sur les opportunités et les moyens d’actions d’élargir le cadre de coopération entre la BAD et le FMA, prélude à un partenariat d’avenir renforcé. Ce dernier s’appuiera sur les fondations existantes pour développer des solutions qui encouragent une croissance économique durable et inclusive dans leurs États-membres communs, en élargissant d’une part les programmes et initiatives en faveur du secteur financier et bancaire, et en améliorant d’autre part l’accès au crédit et aux services financiers.

La BAD et le FMA ont fait part de leur intention de signer un protocole d’accord qui scelle les termes de leur collaboration future en faveur du développement du secteur financier. Les deux institutions sont d’ores et déjà convenues – entre autres –, de privilégier une approche programmatique en matière de réformes du secteur financier ; de financer des programmes d’assistance technique et d’engager des programmes d’échanges pour les conseillers techniques ; d’offrir leur appui financier et technique au travers de programmes conjoints de renforcement des capacités dans le secteur financier ; de développer des programmes sur-mesure en faveur des PME ; et d’encourager le développement, l’intégration et la mise à niveau des systèmes de paiements.

« La BAD s’engage à travailler de concert avec le FMA et nos autres partenaires internationaux et régionaux, afin d’encourager le développement de systèmes financiers dynamiques, innovants, robustes et compétitifs en Afrique, tant au niveau national que régional », a déclaré le président de la BAD Akinwumi A. Adesina. Et d’ajouter : « Ce partenariat facilitera les relations entre la BAD et le FMA, renforcera l’efficacité de nos actions, et fournira une base concrète à notre coopération future dans le domaine financier, contribuant ainsi de manière positive à la croissance économique et au progrès social ».

Le directeur général et président du conseil d’administration du FMA, Abdulrahman A. Al Hamidy a pour sa part déclaré : « Fournir une aide au développement du secteur financier et appuyer le renforcement des capacités dans la région font partie de nos priorités depuis toujours, et nous nous réjouissons de continuer et d’intensifier ces efforts afin de mieux répondre aux besoins de nos États-membres africains. Notre collaboration actuelle avec la BAD a toujours porté ses fruits et nous sommes heureux de voir celle-ci se renforcer aujourd’hui pour mieux servir nos États-membres communs ». 

La rencontre s’est conclue par la mise en place d’un comité composé de hauts cadres des deux institutions, qui a pour objectifs d’identifier et d’adopter des projets et activités conjointes, de sorte de développer le partenariat entre les deux organisations et d’approfondir leur coopération.

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À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) est la première institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africaine de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Présente sur le terrain dans 34 pays africains et disposant d’un bureau de représentation au Japon, la BAD contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États-membres en Afrique. Pour de plus ample informations : http://www.afdb.org/fr

À propos du Fonds monétaire arabe :

Le Fonds monétaire arabe (FMA) est une organisation régionale arabe fondée en 1976 et opérationnelle depuis 1977. Il compte 22 pays membres : la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, la Tunisie, l’Algérie, Djibouti, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Syrie, la Somalie, l’Iraq, Oman, la Palestine, le Qatar, les Comores, le Koweït, le Liban, la Lybie, l’Égypte, le Maroc, la Mauritanie et le Yémen. Le FMA s’est donné pour mission de poser les fondements monétaires de l’intégration économique arabe et d’accélérer le processus de développement économique de ses pays membres. Pour ce faire, il offre à ses pays membres des programmes de formation ainsi qu’une assistance technique et financière, afin de corriger d’éventuels déséquilibres de leur balance des paiements et de mettre en place les réformes structurelles à même de moderniser leurs systèmes financiers ; et une assistance technique aux institutions bancaires et monétaires de ces pays arabes, afin de développer et renforcer leurs marchés financiers. Pour de plus ample informations : www.amf.org.ae