La BAD et la BDEAC signent un accord de don d’assistance technique d’un montant de 1 USD million

26/05/2010
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Abidjan-26 mai 2010— La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) ont signé aujourd’hui, 26 mai 2010, un accord de don d’un montant de 1 USD million.

La cérémonie de signature a été présidée par M. Bobby Pittman, vice-président Infrastructure, Secteur privé et Intégration Régionale à la BAD et par M. Michaël Adandé, Président de la BDEAC, avec la présence de M. Tetsuya Utamura, Directeur Exécutif sortant, représentant le Gouvernement Japonais auprès de la BAD, et son successeur M. Masahiro Kan.

Ce don octroyé sur les ressources du Fonds d’Assistance au Secteur Privé Africain (FAPA) a pour objectif de financer un programme d’assistance technique permettant à la BDEAC de mettre en œuvre son plan stratégique et de renforcer ses capacités institutionnelles en vue de mieux répondre aux défis du développement de la région d’Afrique Centrale.

Cette assistance technique est une composante d’un vaste programme financé par l’Agence française de développement (AFD), la Banque mondiale, la Banque E=européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD).

Dans son intervention, Monsieur Michaël Adandé, s’est félicité de l’excellente qualité de la coopération entre  la BAD, le gouvernement Japonais et la BDEAC, dont le résultat va permettre à la BDEAC de s’engager dans un programme de réformes urgentes et tant attendues », ajoutant que «Ce don va aider à un meilleur repositionnement de la BDEAC, par l’optimisation de ses capacités de gestion  qui lui permettront d’être placée à un niveau de performance favorable et durable, susceptible de rassurer davantage tous les acteurs de son paysage».
 
Dans son allocution, lors de la cérémonie de signature, M. Pittman a remercié le Gouvernement et le peuple Japonais pour leur contribution au développement du secteur privé en Afrique à travers l’initiative de renforcement du secteur privé africain (EPSA). Il a en outre souligné l’importance de l’engagement de la BAD dans le financement de programmes d’assistance technique destinés à doter les institutions financières de développement africaines de capacités institutionnelles aux normes des standards internationaux, pour appuyer la stratégie de développement du secteur privé de la BAD et créer ainsi un véritable réseau de partenaires au développement, gage essentiel d’un développement durable.

M. Utamura quant à lui, il a réitéré le soutien du Gouvernement Japonais dans le développement du secteur privé en Afrique en deux aspects spécifiques : premièrement dans la mise en œuvre des programmes d’assistance technique destinés à transformer les institutions de financement en véritables moteurs du développement durable, et deuxièmement dans le financement de projets d’infrastructure de base.

A travers le fonds FAPA, la BAD a initialisé un vaste programme de renforcement des capacités institutionnelles des institutions financières de développement appuyant comme la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la Banque Est et Sud Africaine de Développement (PTA Bank), La Banque Est Africaine de Développement (EADB), la Banque Congolaise de l’Habitat (BCH) et enfin Shelter Afrique, spécialisée dans le financement de l’habitation en Afrique.

Le FAPA est une composante de l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé (EPSA) qui est une initiative conjointe d’un milliard USD du Gouvernement du Japon et de la Banque africaine de développement, destinée à la promotion du développement du secteur privé en Afrique. Le fonds fiduciaire du FAPA accorde des dons non liés pour le financement de services d’assistance technique et de renforcement de capacités pour des projets du secteur privé et d’institutions africaines. Depuis la création du FAPA en 2006, le Japon a contribué avec un montant de 30 millions USD tandis que la BAD a contribué avec un montant de 10 millions USD.

Le montant total des engagements du FAPA s’élève à ce jour  à environ 27.5 millions USD couvrant 32 projets répartis sur tout le continent africain.