Le FAD et le Burkina Faso signent des accords d’appui budgétaire de 30,6 milliards de FCFA

17/07/2008
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Le FAD et le Burkina Faso signent des accords d’appui budgétaire de 30,6 milliards de FCFA

Tunis, 18 juillet 2008 – Le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), et le gouvernement du Burkina Faso ont signé jeudi des accords de prêt et de don d’un montant total de 45 millions d’unités de compte (UC*), équivalant à 73,5 millions de dollars (30,6 milliards de FCFA) pour financer le quatrième programme d’appui à la stratégie de la réduction de la pauvreté au Burkina Faso (PASRP IV).

Les accords de prêt de 20 millions d’UC (32,7 millions de dollars ou 13,6 milliards de FCFA) et de don de 25 millions d’UC (40,8 millions de dollars ou 17 milliards de FCFA) ont été signés par la vice-présidente de la BAD chargée des opérations sectorielles, Zeinab El-Bakri, et le ministre de l’économie et de finances du Burkina Faso, Jean Baptiste Compaoré, en présence de son homologue du ministère du transport, Gilbert Ouedraogo, ainsi que de l’administrateur de la Bad pour le Burkina Faso, Frédéric Korsaga.

Dans son intervention lors de la cérémonie de signature, Mme El-Bakri a déclaré que l’exécution de trois programmes précédents de la banque d’appui au Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté  ont été exécutés de manière satisfaisante dans l’ensemble et ont contribué au maintien d’une croissance de l’ordre de 6 %  l’an depuis 2001, à la réduction de l’incidence de la pauvreté de 46,4 % en 2003 à 42,6% en 2007, accompagné d’une forte amélioration des taux de scolarisation, d’accès à l’eau potable et aux services de santé.

Au cours de la même période, le portefeuille de la banque dans le pays s’est amélioré. Les décaissements se sont élevés à plus de 70 % des engagements nets d’annulations estimés à 620,87 millions d’UC, soit 433 milliards de FCFA.

« Ces résultats découlent du bon fonctionnement des mécanismes de suivi et de coordination mis en place d’un commun accord entre la banque et les autorités burkinabé, et du bon travail du bureau de la banque dans votre pays. Nous sommes ainsi rassurés que le présent programme sera exécuté dans les mêmes conditions satisfaisantes et pourra atteindre rapidement ses objectifs»,  a déclaré Mme El Bakry.

D’après la vice-présidente, l’appui budgétaire traduit l’importance que la banque et le gouvernement burkinabé accordent à l’amélioration de la performance économique et financière. Le programme soutiendra également les efforts du gouvernement pour atténuer l’impact de la crise alimentaire et relancer la production céréalière.

Pour sa part, le ministre de l’économie et des finances, Jean Baptiste Compaoré, s’est félicité de l’appui de la banque à son pays, ajoutant que le programme vient conforter les effort entrepris par le gouvernement pour l’amélioration de la compétitivité et le développement du secteur privé nonobstant un contexte international défavorable, avec des chocs exogènes importants, notamment la persistance de la flambée des prix des hydrocarbures et des produits céréaliers.

« A travers cet appui, la banque vient, une fois de plus, traduire sa volonté d’accompagner le gouvernement du Burkina Faso dans ses efforts de développement et dans sa quête permanente d’une croissance stable orientée vers les pauvres et fondée sur le développement du secteur privé qui permet d’élargir les opportunités d’emplois et d’activités génératrices de revenus», a-t-il déclaré.

Globalement, le programme vise le retour à une croissance d’au moins 6 % par an, une maîtrise de l’inflation en dessous de 3 %. Il vise également à porter le niveau des recettes fiscales à au moins 13,5 % du PIB,  à améliorer l’indice de perception de la corruption et à accélérer le processus de décentralisation, de déconcentration et de modernisation de l’administration dans la perspective de contribuer à l’amélioration des indicateurs sociaux.

La contribution du FAD représente 14,7 % du besoin de financement global. La contribution des autres partenaires s’élève à 260,8 millions d’UC (183,3 milliards de FCFA). Le besoin résiduel de financement (36 millions d’UC, soit 25,3 milliards de FCFA) pourra être comblé par les partenaires bilatéraux (France, Allemagne, Pays-Bas, Suisse et Suède) qui prévoient de formuler de nouveaux programmes en 2008 et 2009.

*1UC = US$ 1,63362 = FCFA 679.768 au 18 juillet 2008

CONTACT: Felix Njoku  – Tél.: +216 71 10 2 12  E-mail: f.njoku@afdb.org


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