La BAD et le changement climatique - Adaptation au changement climatique et mesures de mitigation

05/12/2008
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Dans le but d’aider les pays africains à affronter les défis suscités par le changement climatique, le Conseil d’administration de la BAD a approuvé le Cadre d’investissement pour l’énergie propre en Afrique (CIEP) au début de 2008.

Un segment important de la population du continent, en particulier en Afrique subsaharienne et dans les zones rurales des pays à revenu intermédiaire (PRI) d’Afrique, vit dans l’extrême «pauvreté liée à l’énergie». En Afrique, les décideurs doivent donc relever le défi pressant de devoir à la fois réduire la pauvreté tout en devant combler des besoins énergétiques alimentés par la croissance économique. Le défi devient d’autant plus complexe quand on y ajoute la nécessité de développer une économique sobre en carbone.

Le CIEP de la BAD s’appuie sur des principes de base d’un développement énergétique propre. Il vise à:

  • accélérer la réduction de la pauvreté et de la vulnérabilité liées à l’énergie en améliorant l’accès des ménages et des petits opérateurs économiques à un approvisionnement fiable et abordable en énergie ;
  • faciliter le maintien de taux élevés de croissance économique en garantissant aux opérateurs des secteurs productifs l’approvisionnement en électricité et en énergie, sur la base d’une tarification réaliste ;
  • contribuer à la sécurité énergétique à l’échelle mondiale en maintenant l’exportation de ressources énergétiques à destination du reste du monde à un niveau significatif, tout en renforçant l’autosuffisance collective des pays africains et l’interdépendance régionale dans le domaine des services et produits d’énergie ;
  • promouvoir le développement sobre en carbone et contribuer aux efforts de réduction des émissions à l’échelle mondiale en accroissant constamment l’efficacité énergétique, du côté de l’offre, en encourageant la culture des économies d’énergie, du côté de la demande, en augmentant la contribution des sources d’énergie renouvelables, et en accordant une plus grande attention aux facteurs environnementaux et sociaux externes dans la production d’énergie.

Dans le financement de ses opérations en faveur de l’accès à l’énergie et du développement de l’énergie propre, le Groupe de la Banque africaine de développement utilisera les ressources de son guichet non concessionnel BAD pour financer les projets et programmes du secteur public dans les 15 pays à revenu intermédiaire, ainsi que pour fournir des financements non garantis en faveur d’opérations attrayantes du secteur privé dans tous les 53 PMR. Pour faire face aux demandes supplémentaires de financement en faveur d’une énergie propre et de mesures de mitigation, la BAD va travailler avec d’autres partenaires dont la Banque mondiale.

La BAD va aussi collaborer avec tout un éventail d’acteurs (gouvernements des pays, organisations régionales, entités infra-souveraines, communautés locales, sociétés d’énergie et d’électricité, producteurs et distributeurs autonomes d’électricité, organismes de régulation du secteur, et organisations de la société civile) sur des questions clés liées à l’énergie propre et à l’adaptation au climat dans tous les PMRs. La Banque veut aussi créer une masse critique d’expertise technique et de capacité de financement au sein de la Banque, en faisant suffisamment preuve de flexibilité, de responsabilité et d’incitation en vue de favoriser l’obtention de résultats à moyen terme pour promouvoir des solutions innovantes en matière d’énergie propre, adaptées aux réalités africaines.

La BAD intègrera et inclura dans tout son programme de travail les préoccupations relatives à l’accélération de l’accès à un approvisionnement sûr et fiable en énergie en lien avec le CIEP.