La BAD et la fondatrice de New Faces, New Voices organisent le Sommet économique des femmes africaines

Share |

De: 19/03/2010
A: 20/03/2010
Lieu: The Windsor Hotel, Nairobi, Kenya
logo-femme publication

La Banque africaine de développement s'engage à soutenir le Forum sur l’autonomisation économique des femmes

Tunis / Nairobi 21  mars - Le  premier sommet économique des femmes africaines, organisé à Nairobi les 19 et 20 mars 2010, a connu un vif succès. L'après-midi du 20 mars, une assistance de haut niveau, composée de 160 dirigeants africains et du monde entier, en provenance des secteurs financiers et politiques, des décideurs et des régulateurs ainsi que d'éminentes femmes dirigeantes d’entreprises, s’est entendue sur les objectifs qui mèneront les femmes à l’épicentre du secteur financier. Les participants se sont engagés à inclure davantage de femmes dans la finance, ce qui permettra l’avènement de ce changement. Lire plus

Message video du président Kaberuka pour le Sommet économique des femmes africaines

Contexte du Sommet

Objectifs et résultats attendus du Sommet :

  • Le Sommet économique des femmes africaines est appelé à :
    • Identifier les facteurs entravant l’accès des femmes aux produits et services financiers;
    • Explorer les possibilités d’affaires et les innovations afin d’étendre le champ et l’échelle des services financiers aux femmes à tous les niveaux de revenu ;
    • Promouvoir le leadership requis pour introduire de nouvelles façons de penser, et mettre en place un système financier africain plus ouvert aux femmes ;
    • Identifier les mesures de nature à assurer que les femmes prennent la place qui est la leur en tant que décideurs dans les structures de gouvernance et de direction des institutions financières nationales, régionales, continentales et mondiales.

Les résultats immédiats attendus du Sommet se présentent comme suit :

  • Parvenir à un consensus entre tous les participants

Il s’agira de dégager un consensus sur les voies et moyens d’investir différemment dans les femmes, notamment en les faisant passer de la périphérie au centre, à la fois en tant que décideurs au sein des institutions financières et consommatrices des produits financiers.

  • Définir des objectifs en matière de changement

Tout en reconnaissant qu’il existe encore des obstacles qui limitent la participation des femmes dans le secteur financier, on s’attachera à identifier les domaines où le changement et l’innovation s’imposent et se sont déjà avérés fructueux ailleurs. Les principaux acteurs du secteur financier définiront une série d’objectifs concrets à atteindre, ainsi que des mesures à prendre pour considérablement accroître la participation des femmes. L’élaboration de ces objectifs et mesures se fera de façon concertée, afin que tous les acteurs puissent s’en approprier et appuyer les résultats attendus.

  • Prendre des engagements solennels concrets

Les institutions seront invitées à prendre un engagement solennel quant aux mesures concrètes et pratiques mettront en œuvre aux fins de la réalisation des buts et résultats visés du Sommet. Ces engagements seront assortis d’un calendrier et spécifiques aux différents groupes de parties prenantes du secteur financier, à savoir : les autorités de  réglementation et les responsables des politiques, les institutions financières, les institutions de développement, et les organisations professionnelles et d’affaires. Le réseau New Faces New Voices et la Banque africaine de développement assureront la coordination du suivi du Sommet et veilleront à ce que tous ces « acteurs de changement » rendent compte de leurs réalisations au prochain sommet prévu pour 2012.

  • Permettre aux femmes africaines de se faire mieux entendre dans le cadre du processus de restructuration des systèmes financiers en Afrique et dans le monde

Il sera élaboré des mesures concrètes visant à faire fond sur les réseaux de femmes existants pour permettre aux femmes de peser de tout leur poids dans la détermination du programme d’action et participer à la prise de décisions dans les sphères économiques. Nous avons besoin d’identifier les voies et moyens de faire plus porter la voix des femmes dans les discussions menées au sein des organismes internationaux sur la question de la mise en place d’un système financier mondial plus durable. Au nombre des principaux résultats attendus du Sommet figurent l’extension du rayonnement et l’augmentation du nombre de membres du réseau « NFNV », ainsi que l’affinement de sa mission et de ses activités.

Réseau New Faces New Voices (NFNV)

New Faces New Voices (NFNV) est une association de professionnelles africaines des secteurs des finances et des affaires à travers le continent. Sous les auspices du réseau African Women’s Foresight Network, le groupe a à cœur de voir les femmes en Afrique jouer les premiers rôles dans le secteur financier et participer à la prise de décisions déterminant l’avenir du continent africain. Selon l’expression de sa fondatrice, Mme Graҫa Machel, « Plus rien de ce qui nous concerne – sans nous ». NFNV milite en faveur de l’autonomisation des femmes en raison de leur impact socio-économique positif considérable sur tous les secteurs en Afrique. La crise financière a offert au groupe une occasion pour pousser à la prise de mesures de nature à permettre d’exploiter le potentiel des femmes et de leur ouvrir la voie pour devenir des acteurs clés dans la mise en place d’un système financier mondial robuste. Le manque d’efficacité créant des opportunités, nous devons saisir l’opportunité offerte par la crise financière mondiale pour reconstruire le système financier et investir différemment dans les femmes.

La Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement (BAD) fait montre d’un ferme engagement à cet égard et possède une vaste expérience en matière de promotion de l’autonomisation économique des femmes africaines. La BAD, en tant que première institution de financement du développement en Afrique, peut encourager les banques centrales et les ministères des Finances à adopter des mesures plus novatrices pour répondre à la crise financière mondiale. La Banque peut également user de son influence pour encourager l’intégration davantage de femmes dans le secteur financier de façon significative. À travers ses relations avec les institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale et le FMI, la BAD est également en mesure d’exercer une pression pour une prise en compte plus accrue des points de vue de l’Afrique dans les instances internationales qui réglementent les marchés mondiaux et africains. M. Kaberuka, Président de la BAD, a assuré NFNV du soutien de son institution en vue de trouver de nouvelles approches innovantes pour la promotion de l’égalité au plan économique et de la pleine participation des femmes à la conception de la future architecture économique et financière de l’Afrique ; et de faire entendre leurs voix dans la mise au point d’un système financier diversifié, dynamique, stable et durable sur le continent.

Thèmes

Le Sommet se penchera sur cinq principaux thèmes :

  • Restructuration du secteur financier africain : bien-fondé d’un cadre d’intégration de la dimension genre

Les données sur la participation des femmes au secteur financier seront présentées selon la perspective des femmes en tant qu’utilisatrices des services financiers et décideurs dans le système financier. Comme éléments de preuve, on s’attachera à démontrer les obstacles qui se dressent devant les femmes, à proposer des mesures pour les lever, et l’importance d’exploiter le potentiel des femmes en tant que principales acteurs du secteur financier.

Principaux centres d’intérêt

Dans le cadre de ce thème, nous voulons présenter des données crédibles qui illustrent :

  • Le rôle actuel joué par les femmes dans le secteur financier et les tendances de leur influence sur Le développement du système financier ;
  • Les lacunes au niveau de leur participation au secteur financier ;
  • Les caractéristiques de l’accès des femmes aux services financiers en termes d’échelle, de profondeur, et de qualité des produits et services, ainsi que les opportunités que présente ce marché.
  • Relever les défis de l’exploitation du pouvoir économique des femmes

Les valeurs sociales, les normes religieuses, l’héritage culturel et les pratiques institutionnelles constituent-ils un obstacle à l’exploitation du pouvoir économique des femmes ?  Dans le cadre de ce thème, nous voudrions procéder à un examen approfondi des valeurs sociales et pratiques culturelles qui limitent l’accès des femmes au financement et entraînent leur marginalisation en tant que décideurs. Nous devons également identifier les barrières institutionnelles qui ont pour effet de faire ignorer leurs besoins et leur contribution.

Principaux centres d’intérêt

  • Quelle est l’influence de la culture et des valeurs dans la détermination de la participation des femmes au secteur financier ?
  • Comment l’élimination des barrières culturelles et institutionnelles peut-elle permettre d’exploiter le potentiel économique des femmes ?
  • Comment peut-on créer un environnement qui appuie et respecte les principes d’égalité entre l’homme et la femme et les aspirations des femmes ?
  • Rôle des femmes dans la restructuration du système financier mondial

La crise financière mondiale a entraîné un changement de paradigme dans la détermination de l’architecture financière mondiale. Les femmes africaines se doivent de faire entendre leur voix dans les débats sur les moyens de faire mieux fonctionner les marchés pour les pays moins développés et les pauvres. Les discussions porteront essentiellement sur comment mettre en place des systèmes financiers sûrs et robustes tout en les approfondissant et en étendant leur portée à tous les segments de la société.

Principaux centres d’intérêt

  • Identifier les tendances des réformes réglementaires dans le secteur financier mondial et examiner l’impact qu’auront ces réformes sur l’accès des femmes en Afrique toutes les tranches de revenu.
  • Les réponses en termes de règlementations et de politiques requises pour construire un système financier plus ouvert aux femmes.
  • Comment élaborer des stratégies concertées pour faire mieux entendre les voix des femmes africaines dans le cadre de ce débat.
  • Services financiers – Innovations pour exploiter le segment de marché des femmes.

La tendance mondiale à durcir les réglementations financières peut étouffer l’innovation et limiter la concurrence dans le secteur financier au détriment des femmes, des ménages à faible revenu, et des petites entreprises. Le débat sera axé sur les stratégies et services novateurs destinés aux femmes en tant que segment de marché distinct et croissant. Les réponses à la fois des fournisseurs de services financiers et des responsables politiques à l’appui de cette innovation seront identifiées.

Principaux centres d’intérêt

  • Les caractéristiques de la demande des services financiers, c’est à dire ce que veulent les femmes, et la question de savoir si les femmes devraient être considérées comme un segment de marché distinct.
  • Exemples de récentes innovations, par exemple m-pesa, et quel sens elles ont revêtu pour les femmes.
  • Comment étendre le champ des services financiers aux femmes.
  • Accélérer l’accession des femmes aux postes de responsabilité dans le secteur financier

Conscient que les femmes sont des agents économiques et sociaux importants du changement et de la croissance, on analysera, dans le cadre de ce thème, les difficultés qu’elles rencontrent pour accéder aux postes de responsabilité dans le secteur financier et comment encourager et soutenir leur participation aux grandes sociétés, aux organismes de réglementation et aux institutions qui définissent les grandes orientations. On examinera également les structures de soutien requises pour faciliter un plus large accès des femmes aux services financiers, notamment des programmes d’enseignement des rudiments de la finance aux consommateurs et de développement des entreprises.

Principaux centres d’intérêt

  • Initiatives requises pour accélérer la participation des femmes en grand nombre dans le secteur financier.
  • Stratégies pour attirer et promouvoir les femmes aux postes de responsabilité.
  • Promouvoir le leadership requis pour introduire de nouvelles façons de penser afin de développer des systèmes financiers plus ouverts aux femmes.

Participants

La participation se fera uniquement sur invitation. Des leaders africains et mondiaux, capables d’induire le changement dans leurs juridictions respectives, seront invités d’entre les catégories suivantes de parties prenantes :

  • Fournisseurs de services financiers ;
  • Organismes de réglementation ;
  • Institutions de développement ;
  • Groupes de réflexion et de défense ;
  • Gouvernement ;
  • Personnalités éminentes des organisations professionnelles et d’affaires.

Documents